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Équarrissage : la marmite bout à nouveau

La question du financement du service public de l’équarrissage (SPE) pourrait bien être l’une des dernières épines dans le pied du ministre de l’Agriculture. Ces derniers jours, des éleveurs de volailles des sections locales de la CFA ont en effet décidé de ne pas payer les factures que certains ont reçu au titre de la participation demandée aux éleveurs pour l’enlèvement des cadavres d’animaux d’élevage ramassés depuis juillet 2006. Le comité régional avicole (Cravi) de Bretagne a officialisé cette position vendredi dernier en assurant que les éleveurs ne pouvaient pas supporter « cette charge supplémentaire ». L’embêtant, pour la rue de Varenne, c’est que cette fronde se déroule sur fond de polémique sur les propos qu’aurait tenu Dominique Bussereau lors du dernier Space selon lequel « dans la conjoncture actuelle, les équarrisseurs ne demanderont pas la participation des éleveurs». Pour les éleveurs bretons, c’est donc « niet » pour la facture de 2006 et niet pour 2007 « tant que les prix d’achat du vif n’ont pas été revalorisés et un accord filière trouvé ».

• Certains observateurs font cependant remarquer que les éleveurs de volaille n’ont peut-être pas intérêt à repousser a priori toute forme de participation au financement du SPE en 2007, compte tenu de la part importante que l’État s’est engagé à prendre en charge. Sur un coût total d’environ 16,5 millions d’euros pour le seul secteur volaille, la taxe d’abattage couvrirait 9,5 millions d’euros, la subvention de l’État 7,5 millions et les éleveurs 1,5 million d’euros. Or, pour respecter les lignes directrices fixées par Bruxelles en matière de financement public de l’équarrissage, les pouvoirs publics doivent à un moment ou à un autre, faire participer les éleveurs.

• Pour débloquer la situation, les représentants de ces éleveurs souhaitent entamer une discussion avec leurs partenaires de l’aval et les pouvoirs publics sur deux points particuliers : la répercussion de la taxe des éleveurs aux abattoirs -qui la répercuteraient eux-mêmes aux consommateurs- ; et une mutualisation de la taxe au sein d’une association « ATM volailles » qui servirait d’interlocuteur unique et plus puissant face aux équarrisseurs et permettrait la prise en charge collective du risque de surmortalité dans les élevages. Les éleveurs étudieront leur position commune lors d’un conseil d’administration de la CFA le 24 janvier prochain. Une réunion au ministère ne devrait pas tarder ensuite.

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