Environnement : la priorité donnée au traitement des eaux
Les entreprises agroalimentaires contribuent pour 671 M EUR à la protection de l’environnement, selon une étude d’Agreste menée sur 2007. Cette somme pèse environ 5 % du chiffre d’affaires. Une petite moitié est consacrée aux redevances et
s et un peu plus d’un quart à des dépenses de fonctionnement. Le solde finance investissements et études antipollution. Parce qu’il nécessite de gros moyens, le traitement des eaux usées (269 M EUR) constitue le principal domaine d’action. Un établissement sur trois investit, avec une prépondérance des grandes unités. Les motivations sont diverses. Il s’agit parfois de se doter de lourds équipements en s’adaptant aux normes environnementales. C’est aussi le résultat d’un calcul économique. Une entreprise préférant investir dans un équipement antipollution plutôt que de payer des taxes et redevances. Le choix peut aussi correspondre à une démarche citoyenne. Les investissements environnementaux se font à 81 % par des opérations spécifiques. Ceux dits intégrés reflètent les surcoûts engagés pour lutter contre les pollutions lors de l’acquisition de matériel. Tous domaines confondus, les montants investis le sont à 57 % pour le traitement et l’élimination et à 27 % pour la prévention. Les opérations de prévention restent toutefois les plus nombreuses.