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Environnement : Cooperl témoigne de ses pratiques


> Patrice Drillet, président de la Cooperl.
Réunis le 17 avril à Paris, les professionnels de l'élevage porcin se sont interrogés sur l'amélioration de leurs performances environnementales.

Une matinée de débats sur les pratiques environnementales, organisée par Inaporc. Et le bilan est clair : les éleveurs porcins ont modifié leurs pratiques depuis les années 90. Traitements du lisier, amélioration des tech-niques d'élevages… Lors de la table ronde du 17 avril, les professionnels, comme Cooperl, ont fait un même constat : si les pratiques ont évolué, les regards négatifs se portent encore sur la filière porcine. « Et pourtant, en 20 ans, nous avons investi 100 millions d'euros dans l'en-vironnement », explique Patrice Drillet, président de la coopérative. À la Cooperl, la réflexion a commencé avec le lancement d'une filière d'en-grais organique à base de lisier. « Il a fallu mu-tualiser pour traiter les coproduits, explique le président. Il fallait créer une filière, ce n'est pas possible d'y arriver seul ». Actuellement, 60 % de l'engrais certifié bio produit est exporté. « Financièrement, les premiers retours sont arrivés il y a trois ans. Il a fallu 17 ans de solidarité coopérative pour que ce projet aille jusqu'au bout ». La coopérative bretonne a également témoigné de ses pratiques d'élevage comme le « porc bien-être ». Un animal non castré qui « excrète moins d'azote et de phosphore », selon Patrice Drillet. La coopérative se lancera bientôt un nouveau défi, avec la mise en place d'une filière sans antibiotique, en partenariat avec un distributeur. « Nous avons notre propre ferme expérimentale, pour conduire ce type d'expérimentation et répondre aux demandes de nos adhérents. 150 éleveurs sont maintenant engagés dans cette démarche sans antibiotique », explique-t-il.

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