En matière d’emploi aussi l’alimentaire résiste mieux
L’industrie alimentaire a détruit moins d’emplois au deuxième trimestre que d’autres secteurs équivalents. C’est ce qui ressort de l’analyse des chiffres publiés vendredi 14 août par l’Insee sur la conjoncture de l’emploi salarié. On sait que ces chiffres ont fait ressortir une « atténuation » de la baisse du nombre d’emplois salariés dans les secteurs marchands. Au cours du deuxième trimestre, l’institut de statistiques relève que le nombre de personnes en emploi dans les secteurs marchands a baissé de 74 100 (soit -0,5% en glissement trimestriel) contre 168 400 au premier trimestre (-1,1% en glissement trimestriel). Tandis que le secteur tertiaire relève la tête et que la construction repasse en positif, le secteur industriel continue, lui, à subir l’hémorragie, avec 55 000 emplois perdus. Dans ce contexte, l’industrie alimentaire s’en tire plutôt bien, si l’on considère les chiffres en glissement annuel, les seuls disponibles. Au deuxième trimestre, l’alimentaire a subi une érosion de 1200 postes « seulement » par rapport au deuxième trimestre 2008. Une baisse moitié moindre qu’au premier trimestre, mais surtout inférieure aux mauvais chiffres de 2008. Si le secteur subit une érosion régulière de l’emploi depuis 2003, il reste peu délocalisable et solide en termes d’emploi. L’ANIA estime le nombre de salariés de l’alimentaire à 412500.