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En Limousin, ovins et bovins se marient bien

Les deux productions offrent une bonne complémentarité. Cela peut faciliter l'installation.

La vache et le mouton vont bien ensemble. C’est ce que démontre le Réseau d’Élevage, dans un ouvrage sur « Des exploitations mixtes ovins bovins en Limousin ». Le document de 28 pages s’inscrit dans le cadre d’un partenariat établi grâce à la Charte de relance ovine. Il a été réalisé par des étudiants en BTS agricole. Cinq témoignages y sont présentés, avec à chaque fois une vision différente de l’éleveur. Pour l’un, c’est plutôt la fonctionnalité qui est mise en avant, pour l’autre la rentabilité. D’autres encore mettent l’accent sur l’agriculture durable ou l’optimisation des conditions d’installation grâce à un atelier ovin.

En Limousin, 50 % des troupeaux ovins sont détenus par des élevages mixtes, c’est-à-dire que le mouton est associé à une autre production, et généralement bovine. Le Réseau a constaté que la production ovine pratiquée en élevage mixte se développe facilement à partir du moment où la taille du troupeau dépasse un seuil minimum d’environ 150 brebis. Cet effectif permet de rentabiliser des investissements qui vont faciliter la conduite. « Généralement, la réussite d’un système ovin bovin repose sur la mise en place d’un système de production ovin simplifié et un choix de finition des agneaux bien définis : agneaux d’herbe ou de bergerie », soulignent les auteurs.

Les installations sont facilitées. Pour mettre en place un atelier ovin, les investissements nécessaires sont réduits par rapport au bovin. Ceci permet de démarrer une exploitation en limitant globalement le coût du capital investi. En termes de trésorerie, la complémentarité est bonne. Les cycles de production des deux espèces animales n’ont pas une durée identique. En production ovine, le cycle est court et les ventes démarrent huit mois après les premières mises en lutte. Il est possible d’obtenir des rentrées d’argent rapidement après l’installation et ainsi mieux gérer sa trésorerie.

Répartition des risques

Le système mixte offre une sécurité financière en cas de crise. Avec deux productions, le vieil adage « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier » est respecté. Les ovins et les bovins présentent une bonne complémentarité sur le plan du parcellaire et du pâturage. Toutes les exploitations n’ont pas des parcelles groupées et la qualité des sols peut varier. Avec des comportements de pâturage différents, il est possible de mieux valoriser l’herbe à disposition. Ainsi, on constate fréquemment un pâturage hivernal des ovins sur les surfaces bovines et un déprimage au printemps par les ovins sur toute la surface fourragère.

Selon la portance des sols, les parcelles sont affectées à la production capable d’en tirer le meilleur parti. 

Disposer des deux productions permet de faire consommer de l’ensilage aux ovins, tout en assurant une bonne conservation du produit.

Enfin, l’utilisation des bâtiments est optimisée. Avec deux productions, les mises bas sont étalées dans le temps. Il est donc possible de construire des bâtiments pouvant être utilisés par l’une et l’autre.

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