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En 2006, les brasseurs ont limité la casse

À grand renfort de nouveautés, les ventes de bière en France n’ont enregistré qu’un très faible recul.

L’an dernier, les Français ont bu 20,2 millions d’hectolitres de bière, soit 0,4 % de moins qu’en 2005. Cette légère contre-performance égale cependant les volumes de 2004, ce qui permet aux Brasseurs de France d’annoncer « une stabilité du marché avec une disparité par circuit ». L’association, qui regroupe l’ensemble de la profession, indique que le circuit alimentaire (GMS, hyper et super), avec 14,8 M hl, a progressé de 0,6 % tandis que les cafés, hôtels et restaurants poursuivent leur tendance lourde à la chute avec 5,5 M hl (-3,2 %). Son président Gérard Laloi explique la réussite des ventes en GMS par l’offre produit en perpétuelle évolution (pack de canettes faisant office de distributeur, bouteilles de 15 cl, pression à domicile, etc.). L’élargissement des gammes contribue aussi au développement des ventes avec en moyenne 150 références en hyper.

Preuve du succès des grandes marques, sinon de leur dynamisme, ces dernières ont stabilisé leur part de marché à 68 % depuis 3 ans, les MDD et les premiers prix (incluant le hard-discount) ne progressant plus. Les différents segments de bières connaissent également des évolutions, avec une belle poussée des spécialités. Ces bières d’abbaye ou régionales rattrapent les bières spéciales (1664, Guinness…) en valeur (26,7% contre 32,2 % du marché). À l’inverse, les références sans alcool ne dépassent pas les 6 %, un seuil qui semble infranchissable. M. Laloi a d’ailleurs précisé que ce segment « ne faisait pas partie de la stratégie des brasseurs ».

Gare au nouvel étiquetage

La thématique de l’alcool n’en est pas moins surveillée de près, puisqu’en septembre devrait être opérationnel un nouveau mode d’étiquetage. Au lieu des équivalences du type : 1 verre de vin = 1 bière, chaque bouteille présentera sa contenance en unité d’alcool, un standard défini par l’Organisation mondiale de la santé. Une unité correspond à 10 g d’alcool pur, l’OMS recommandant une consommation journalière maximale de 2 unités pour les femmes et 3 pour les hommes (25 cl de bière représentent environ 0,9 unité, contre 1,1 pour 10 cl de vin rouge).

Un autre sujet d’importance correspond à la hausse des coûts, entre l’aluminium, le plastique et l’orge qui a connu une mauvaise récolte. Cette combinaison de facteurs engendre une hausse des prix de revient « de 5 à 7 %, mais les brasseurs ne l’ont pas répercutée sur leurs prix de vente » assure M. Laloi. La dernière hausse en cours est plus positive, puisqu’elle concerne la consommation qui a bondi de 16 % en avril dans le sillage de la météo, selon le théorème « 1° C supplémentaire = 4 % de ventes en plus ».

Rédaction Réussir

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