Aller au contenu principal

[Édito] Vent debout contre le Nutri-Score

[Édito] Vent debout contre le Nutri-Score

Alors que l’Union européenne pourrait rendre obligatoire le Nutri-Score dès l’année prochaine, le monde de l’agroalimentaire s’agite face à cette perspective. Certaines fédérations, dont celle des industriels charcutiers-traiteurs, demandent que sa méthode de calcul soit revue, tandis que d’autres filières, telles que les produits mono-ingrédients ou les fromages AOP, le roquefort en tête, demandent à en être exemptées. Les filières sous signes officiels de qualité rappellent que leurs recettes ancestrales répondent à des cahiers des charges stricts, garants de leur qualité. « On ne saurait dénaturer nos fromages en ajoutant des additifs, des texturants ou des conservateurs chimiques », estime la Confédération générale de Roquefort. La prise de parole de l’ODG n’a pas été totalement entendue par les pouvoirs publics. Intervenant lors du congrès de l’Association nationale des élus de la montagne au Grand-Bornand (Haute-Savoie), le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, s’est montré favorable à revoir la méthodologie de l’algorithme, mais a estimé que l’exemption n’était pas la bonne « solution ». Il faut « faire en sorte que la méthodologie, elle-même, ne vienne pas à mal noter nos fromages et nos AOP », a-t-il insisté. Mais les filières AOP n’en démordent pas. Appelant à un retour au bon sens, la Confédération générale de Roquefort continue de demander l’exemption pour l’AOP Roquefort et les produits sous indications géographiques. Elle a reçu le soutien d’élus et de parlementaires, et notamment celui du député européen Éric Andrieu qui s’exprime en ces termes : « Je pense que des dérogations doivent être accordées aux produits pas ou peu transformés ainsi qu’aux produits sous indication géographique, car le but du Nutri-Score est d’informer les consommateurs sur le contenu des produits et de pousser les industriels à améliorer leurs recettes. » Les produits ultra-transformés étaient la cible première du Nutri-Score, rappelons-le !

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio