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[Edito] Un plan de paix, après la crise ?

Gendarmerie nationale

L’Ania évoquait il y a quelques jours la menace d’une perte de 13,5 milliards d’euros pour l’agroalimentaire si le mouvement des gilets jaunes perdurait. Si ce chiffre a pu paraître très, trop élevé, ce qui est sûr, c’est que la fin d’année sera très mauvaise pour l’industrie et en partie pour les produits frais. Certaines périodes festives ont déjà pu, par le passé, voir les ventes affectées par les intempéries, des mouvements sociaux, voire l’effet post-attentats sur le moral des ménages. Mais ce mouvement des gilets jaunes a pris de court toute une filière. Et les conséquences financières seront importantes en particulier pour les PME, les assurances ne pouvant couvrir tous les dégâts et certaines ventes perdues étant irrattrapables. « Rater la fin d’année, c’est rater un bilan. Il y aura donc des lendemains douloureux », a prévenu François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) dans le JDD. L’agroalimentaire, qui réalise 20 % de son chiffre d’affaires annuel en cette période, sera particulièrement touché. « C’est une catastrophe pour notre économie », a reconnu Bruno Le Maire, dimanche devant la presse. L’industrie mais aussi bien sûr le commerce sont concernés. Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, estimait ainsi la veille de l’« acte IV » des gilets jaunes que la perte de chiffre d’affaires dépassait le milliard d’euros. Et qui profite de la situation ? Les Gafa, Amazon en particulier, accélérant ainsi la mutation du commerce vers le numérique. Face à cette situation, distributeurs et industriels se retrouvent dans le même bateau et confrontés aux mêmes difficultés. Ce mouvement des gilets jaunes, aux conséquences aussi difficiles à gérer soient-elles, pourrait avoir un effet positif sur les relations commerciales, en retissant des liens plus constructifs. Les distributeurs ont besoin des fournisseurs pour réinventer le commerce de demain et rivaliser avec les géants du numérique. On peut rêver, non ? Et si la trêve des confiseurs (si elle est respectée cette année !) était le moment propice pour faire la paix ?

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