Aller au contenu principal

[Edito] Est-ce bien raisonnable ?

Un an après le lancement des états généraux de l’alimentation, l’examen de la loi se termine et les acteurs de la filière agroalimentaire restent sur leur faim. Un doux euphémisme, diront certains qui expriment volontiers de la déception voire de l’amertume. Le texte n’est pas encore publié au Journal officiel que déjà les regards se tournent vers la seconde manche, un nième texte sur les négociations commerciales qui pourrait voir le jour dans deux ans. Pourquoi deux ans ? Il semble que, du texte de loi EGA, seuls deux éléments, précisés dans une ordonnance toujours en discussion, influenceront vraiment les négociations commerciales. Il s’agit de l’encadrement des promotions et du relèvement du seuil de revente à perte, qui seront expérimentés durant deux ans. Difficile aujourd’hui d’imaginer comment ces deux mesures viendront améliorer le revenu des agriculteurs, objectif initial du projet de loi, on le rappelle ! En tout cas, elles devraient influencer la politique commerciale de chaque enseigne et des transformateurs. Pour le reste du premier chapitre de la loi… Malgré les heures de discussion et les centaines d’amendement sur le sujet, l’article 1er sonne bien creux ! Qu’ont fait les législateurs en imposant aux interprofessions d’élaborer et de diffuser des indicateurs, devant servir de référence dans les contrats écrits entre l’amont et la transformation ? N’ont-ils pas introduit une nouvelle responsabilité qui risque d’exacerber les tensions au sein de ces instances déjà fragiles, tout en les mettant à la limite de l’illégalité sur le plan de droit de la concurrence. Le tout, en reconnaissant ouvertement, par la voix du rapporteur de la loi, que « les entreprises sont libres de choisir leurs indicateurs, comme le veulent les lois de notre économie ». Des interprofessions à qui le chef de l’État a également confié la difficile mission d’engager la montée en gamme des filières. Est-ce bien raisonnable ?

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Hausse des prix des céréales, entre tensions internationales et conditions de culture difficiles

Les prix du blé tendre, des orges et du maïs ont fortement progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio