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DSM Food restructure son site lillois

Le fabricant d'enzymes hollandais DSM Food Specialities, implanté au sud de Lille (environ 76 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2001), réoriente ses productions pour mieux contenir la concurrence mondiale, notamment la concurrence chinoise. Dans son usine de Seclin (59) dont les activités industrielles ont débuté en 1922 avec l'entreprise Rapidase (production d'une diastase capable de liquéfier l'amidon) et rachetée en 1998 par DSM (ex Gist-Brocades) où elle emploie 300 salariés spécialisés dans la production d'enzymes, DSM Food prévoit de supprimer la production du natuphyt, une enzyme alimentaire destinée à l'alimentation du bétail. Cette production représente près de la moitié de l'activité industrielle de l'usine qui produit une vingtaine d'enzymes différentes et plus de 400 formules enzymatiques. La Commission a en effet contraint l'entreprise hollandaise à abandonner cette production après le rachat de Roche, son principal concurrent, qui la mettait en situation de monopole dans cette activité.

50 à 170 emplois en jeu

Selon différentes sources, c'est BASF qui devrait hériter de cette spécialité ainsi que du matériel de production. « Le groupe veut préserver la compétitivité du site nordiste. Il a lancé un projet de restructuration fin décembre. DSM Food accepte d'y investir de 20 à 25 millions d'euros. Mais pour cela, il faut que l'on change notre organisation pour nous adapter à la concurrence mondiale», a expliqué Gert Van Renterghem, le directeur général du site. Les salariés craignent cependant pour la pérénité du site et le maintien de l'activité et des emplois. Aucune assurance n'a été donnée sur la pérennité du site en 2005.

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