Doux : les produits élaborés sont sur la sellette
En redressement judiciaire depuis six mois, Doux devrait obtenir cet après-midi du Tribunal de Commerce de Quimper un renouvellement de sa période d’observation. Le groupe table sur 508 M Eur de chiffre d’affaires en 2013, selon l’information fournie par l’avocat de Doux à Ouest France, qui englobe le poulet export, les produits élaborés ainsi que la dinde fraîche de Pleucadeuc destinée à la fabrication de produits élaborés. Le résultat possible de 20 M Eur permettrait, précise-t-il, de rembourser les créances et d’engager des investissements (Doux prévoit 35 M Eur sur 3 ans). Vanessa Perrotin, secrétaire fédérale du syndicat FGA-CFDT, se méfie de ces chiffres. « Des erreurs auraient pu être évitées si le tribunal avait fait davantage attention aux comptes », déplore-t-elle. La syndicaliste craint que la couverture judiciaire ne permette de poursuivre un « grand nettoyage ». Il reste chez Doux le surgelé pour le Moyen-Orient et les produits élaborés. Ceux-ci sont fabriqués à Père Dodu Quimper et à la Soprat-Père Dodu de La Vraie Croix, spécialisée dans les panés. Le surgelé grand export, « son cœur de métier », souligne la FGA-CFDT, bénéficie du transfert des saucisses halal surgelées de Quimper. Mais dans le domaine des élaborés, la syndicaliste s’inquiète de voir « énormément de disfonctionnements » et des objectifs non remplis.