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Distribution automatique : les boissons chaudes sinon rien

Avec la parution de publicités dans la presse, le Navsa cherche à remobiliser le débat autour des distributeurs automatiques.

Le premier septembre prochain, les distributeurs automatiques se feront exclure des établissements scolaires. Non pas pour incivilités, mais pour incitation à l’obésité, si l’on lit entre les lignes de la loi relative à la santé publique, votée en juillet dernier.

Cette mesure en direction des distributeurs automatiques (DA) de boissons ou d’aliments ne fait pas les affaires de Navsa, la chambre syndicale du secteur. L’échéance de septembre se rapprochant sans aucune avancée en faveur du maintien des distributeurs malgré plusieurs tentatives d’amendements, la chambre syndicale a tenté ce mercredi de remettre le débat sur le devant de l’actualité, avec la parution d’une publicité dans les quotidiens Le Monde et Le Parisien.

Illustrant les résultats d’une enquête Ipsos, cette action de communication insiste sur la majorité de parents et d’élèves opposés à la suppression des distributeurs de boissons chaudes dans les lycées. Plutôt que de passer du tout au rien, Navsa espère obtenir des pouvoirs publics le maintien de ce type de machines, moins sujettes à polémiques que celles distribuant barres chocolatés, gâteaux et chips aux profils nutritionnels déséquilibrés.

Le sondage Ipsos, réalisé auprès de 405 lycéens observe que 91% d’entre eux sont favorables au maintien des DA de boissons chaudes, 83% pour les DA de boissons froides et 74% pour les produits alimentaires. Les 352 parents de lycéens interrogés sur le même sujet suivent une ligne identique, avec respectivement à 76%, 64% et 53% d’avis favorables au maintien. Ces résultats font dire au Navsa que « pour une fois, les élèves sont d’accord avec leurs parents».

Une table-ronde avec Douste-Blazy

Les représentants de la DA, partisans à minima des distributeurs de boissons chaudes, viennent de demander l’organisation d’une table ronde avec Philippe Douste-Blasty, espérant modifier la position du ministère grâce à plusieurs arguments, comme la situation en Angleterre et en Espagne ou la gestion des DA se fait en partenariat. Dans un récent manifeste intitulé « les professionnels de la DA s’engagent », Navsa souhaite depuis peu offrir une alternative au texte de loi, et propose la mise à disposition d’une fontaine d’eau filtrée dans les établissements, ainsi qu’un choix de boissons chaudes à teneur en sucre réduite. La présence de messages de sensibilisation à la nutrition, placés directement sur les appareils, apparaît également sur la liste des engagements.

Dans les colonnes de notre confrère Le Monde paru jeudi, on indiquait que Matignon pourrait proposer un compromis. Mais cette hypothèse n’est pas du tout du goût d’Yves Bur, le député (UMP) à l’origine de l’article bannissant les distributeurs des établissements scolaires. « Une remise en cause du texte serait inacceptable. Cette loi ne prétend pas régler le problème de l’obésité, mais c’est un symbole fort», ajoute le député.

Au niveau européen, une plate-forme sur les problèmes d’obésité vient d’être créée, plate-forme à laquelle les représentants de la distribution automatique sont associés. Ce signe positif pour Navsa n’augure toutefois pas d’une avancée pour les textes français, qui restent entre les mains du ministère de la Santé. Et maintenant, il ne reste plus que cinq mois pour faire machine arrière...

Rédaction Réussir

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