Dioxine dans la mozzarella : Rome se défend à Bruxelles
L'Italie a transmis jeudi matin à l'Union européenne les informations supplémentaires que cette dernière souhaitait sur la contamination de lots de mozzarella, a indiqué jeudi le ministre italien de l'Agriculture Paolo De Castro. La Commission européenne avait mis en demeure jeudi matin les autorités italiennes de lui fournir dans la journée des informations sur la contamination de lots de mozzarella, faute de quoi celle-ci pourrait être frappée d'embargo, selon une porte-parole de l'UE. Selon M. De Castro la situation est sous contrôle: «il ne s'agit que de quelques cas circonscrits dans 83 élevages sur 1.900 qui ont aussitôt été isolés. Il n'y a pas de problème pour la santé, il n'y a pas “d'affaire dioxine” », a-t-il affirmé. 25 fromageries ont également été mises sous séquestre car elles recevaient le lait de ces élevages, dont les analyses ont révélé «une teneur en dioxine très légèrement supérieure au seuil fixé par l'Union européenne», a précisé Silvio Borrello. Paolo De Castro a dénoncé la «bulle médiatique qui risque de faire les mêmes dégâts que celle suscitée par la grippe aviaire dans notre pays, qui n'avait eu aucune conséquence sur la santé humaine». Le ministre a réfuté tout lien avec la crise des déchets que connaissent Naples et sa région, estimant que cela «n'a rien à voir» avec l'affaire de la mozzarella à la dioxine, cette substance «présente dans le soleil, dans l'air et dans beaucoup d'éléments». La Corée du Sud puis le Japon ont déjà imposé un embargo temporaire de la mozzarella de lait de bufflonne dans l'attente d'informations. Le ministre de l'Agriculture a cependant affirmé que l'Italie n'exportait pas «directement» de la mozzarella en Corée du Sud.