Aller au contenu principal

Des contrats face à l'instabilité

De jeunes éleveurs, endettés, désespérés de ne pas pouvoir vivre de leur travail. Ils étaient des milliers la semaine dernière dans la rue à réclamer des prix rémunérateurs. L'ampleur de leur détresse aurait surpris jusqu'aux représentants de la FNSEA. Fin des quotas laitiers et embargo russe sur la viande de porc sont avancés pour expliquer la situation. D'une manière générale les marchés agricoles sont toujours fortement soumis à la volatilité des prix, influencée par le climat (comme les chaleurs extrêmes de ces derniers jours sur les céréales), la géopolitique ou les variations monétaires. Une instabilité qui se retrouve dans les revenus des agriculteurs, « y compris ceux qui ont été très stables – et donc prévisibles – durant des années, à savoir les productions de grandes cultures et l'élevage bovin – lait et viandes – et aussi les productions d'aviculture », commentent les chambres d'agriculture. Difficile d'y voir clair dans les récents chiffres diffusés par l'Insee et le ministère de l'Agriculture, mais une chose est sûre, le revenu agricole moyen (de 27 200 euros par actif l'an dernier) ne veut plus rien dire tant la disparité est grande entre secteurs et Régions. La Coordination rurale y voit les dangers de la spécialisation des exploitations quand la Confédération paysanne pointe le course aux volumes et donc à l'endettement. Comment sortir des querelles stériles et aider les agriculteurs à relever la tête de l'eau ? Stéphane Le Foll vient d'annoncer la mise en place d'un fonds de garantie pour le secteur agricole afin de financer les investissements nécessaires. Le président du Sénat promet des initiatives dans les jours qui viennent. Mais la solution ne viendra pas forcément de l'État. Alors que tous les maillons de la filière élevage semblent se sentir enfin concernés par les problèmes de l'amont, pourquoi ne pas en profiter pour créer de nouvelles formes de contrat (comme Syproporcs récemment avec Herta), entre le producteur et la transformation mais aussi en intégrant la distribution ? Il devient vital d'assurer une part de revenu fixe dans ce monde où l'instabilité domine.

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio