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Danemark

Danish Crown : la couronne vacille

Danish Crown doit faire face à des coûts élevés, à des livraisons de porcs en diminution, et à la grogne des sociétaires ! Rien de moins. L’exercice 2004/05 voit le chiffre d’affaires augmenter de 10 % à 6,5 milliards d’ €. Le résultat financier qui a diminué de 4,5 millions d’ € à un peu moins de 165 millions d’ € est considéré comme peu satisfaisant. Les apports de porcs sont en diminution et les coûts salariaux restent très élevés, tant en abattage qu’en transformation. Les coopérateurs sont mécontents des prix payés et demandent une analyse de fond de leur entreprise qu’ils considèrent comme trop traditionnelle (!) et trop lourde. Les coûts salariaux élevés conduisent à des cotations des porcs plus basses que les cotations internationales. De plus en plus d’éleveurs vendent leurs porcs en Allemagne et aux Pays-Bas. D’autres délocalisent vers les nouveaux pays membres de l’Union européenne, en particulier vers la Pologne et les pays baltes. Il y a de surcroît une reconversion vers la production de porcelets, car les quotas de lisiers ont été maintenus. Le nombre de porcs transformés par Danish Crown a diminué en un an de 20,7 millions de porcs à 19,3 millions d’animaux. C’est une tendance qui va se maintenir durant les prochaines années. Le groupe a déjà réagi en réduisant encore une fois la capacité-crochets de 300 000 porcs/an, par la fermeture d’un nouvel abattoir au Danemark Central. Kjeld Johannesen, président du directoire, reconnaît que la bataille pour renforcer la position européenne de Danish Crown sera longue. Il souligne le point positif de l’augmentation globale du CA (mais sur le marché allemand, il a diminué de -5 %). Cette croissance est due à l’acquisition d’entreprises : Oldenburger Fleischfabrik en Allemagne, Hygrade en Grande-Bretagne et Sokolov en Pologne. La participation à des entreprises à l’étranger et la concentration de la transformation sur des sites moins nombreux et plus importants sont la base de la stratégie du groupe, selon la direction.

Arla Foods aussi

Les chiffres qui viennent d’être publiés confirment les prévisions de baisse du résultat d’Arla Foods. Le résultat 2004/05 est en baisse de 29 millions d’ € ou 20 % à un montant de 107,5 millions d’ €. En fait les responsables craignaient pire à cause de la réforme de la politique agricole commune. Les 11 500 producteurs du groupe auront reçu un prix de 29,7 cts/kg pour un lait standard (4,2 % de matière grasse et 3,4 % de matière protéique.) Ce prix est en diminution de 1,8 cts/kg par rapport à la campagne précédente. Arla veut essayer de stabiliser ce prix au niveau atteint pour la campagne en cours, « mais il faudra mobiliser la totalité des forces pour y arriver ». Le chiffre d’affaires a diminué de 122 millions d’ € à 6,2 milliards d’ €. La diminution est pour partie le résultat de la vente d’une filiale n’entrant plus dans la stratégie du groupe. Arla Foods est issue de la fusion en 2000 de MD Foods Danemark et d’Arla Suède : CA 6,2 MD €, 8,5 MD kg de lait transformé, 11 500 producteurs. Ses principaux marchés sont la Grande-Bretagne (33 % du CA), la Suède (22 %), le Danemark (19 %), le reste de l’Europe (13 %), et l’outre-mer (13 %).

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