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Crise noire et peinture verte

La « semaine du développement durable » s’est achevée le 7 avril sur un drôle de constat : les entreprises ont repeint toutes leurs interventions publiques en vert, y compris — surtout ? — celles qui se montraient naguère les plus rétives à se plier à la moindre contrainte écologique. Qu’est-il donc advenu ? La crise est passée par là. Et en temps de crise, le discours « durable » tend, paraît-il, à rassurer les investisseurs comme les consommateurs. En un mot, si je suis vert, c’est que j’ai de la morale ; vous pouvez donc me prêter de l’argent sans réticence et vous mettre à me racheter des voitures sans arrière-pensées. Peu importe que je me contente de faire le « bilan carbone » de mon siège à La Défense quand je détiens des usines dans trente pays. Ce qui compte, c’est de vous convaincre de mon éthique, gage incontestable de ma solvabilité. Vous doutez de ma sincérité ? C’est sans doute que vous cachez d’ignominieuses pratiques polluantes.

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