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Coops : Uneal renoue avec la croissance

La coopérative nordiste de céréales tire les bénéfices de la réorganisation de ses sites industriels.

Uneal, le cinquième groupe coopératif céréalier français, s’est constitué dans la région Nord-Pas-de-Calais en 2002 sur les fondations des coopératives Epial et Hauts de France. Le groupe a amorcé un redressement spectaculaire ces derniers mois. Présidé par Louis Ringô et dirigé depuis deux ans par Georges Etienne Vandamme, Unéal a annoncé être passé d’un résultat net de -9 millions d’euros en 2002-2003 à un résultat positif de 9,5 millions d’euros un an plus tard. Un renversement de situation dû principalement à une forte réorganisation des activités (avec suppression d’emplois et départs à la retraite) et à la fermeture de nombre de points de collecte.

Uneal représente près de 50 % des volumes de céréales collectées dans la région. Ses dirigeants viennent de présenter les nouveaux contours de la coopérative et de ses filiales.

Mieux valoriser les céréales

Priorité à l’adaptation, à la compétitivité et à la maîtrise des coûts ainsi qu’à la valorisation de la production régionale. Selon ses dirigeants, Uneal compte aujourd’hui un noyau dur de 6 000 adhérents. Le nombre de dépôts est passé de 224 à 173. Quant aux phytosanitaires, le nombre de centres d’approvisionnement est passé de 64 à 35. Il ne reste plus que deux unités de fabrication d’alimentation animale (Bourbourg près de Dunkerque et Aire-sur-la-Lys dans le Pas-de-Calais). Avec une rationalisation de la logistique, les coûts de distribution des aliments ont effectivement baissé de 15 %. Le groupe dispose, en outre, de deux stations de semences (Achiet le Grand dans le Pas-de-Calais et Belloy dans l’Oise). Parmi les priorités futures du groupe : une politique contractuelle plus forte à destination des adhérents. Puis, une meilleure valorisation des céréales collectées : outre la filière « amidon » notamment via Roquette, Amylum et Cargill, Uneal veut également s’appuyer sur la marque Plein Champ en matière de valorisation des céréales régionales via les jardineries (25 000 tonnes par an) ainsi que sur la filière « Dindes » avec l’abattoir de Lens (62) dont il détient une participation notamment avec le groupe coopératif angevin Terrena. Et demain, on évoque la transformation à terme de deux à trois ans de 150 000 tonnes de céréales en bioéthanol, via le projet Bioéthanol Nord-Picardie (BENP) mené en commun avec Union SDA dans l’Aisne. Les jardineries offrent enfin des perspectives plus qu’intéressantes. Les dirigeants devront néanmoins déterminer une marque unique et faire le choix entre les marques historiques Point Vert et Gamm Vert.

Le groupe Uneal est en effet issu de la fusion de deux coopératives dont les ex « maisons mères» parisiennes (Uncac et Ugcaf) avaient toutes deux créé leur marque de jardinerie. Ce fut Gamm Vert pour l’Uncac et Point Vert pour l’Ugcaf. La centrale d’achats de Gamm Vert est aujourd’hui In Vivo (ex Uncac-Uncaa) et celle de Point Vert est l’Apex, société issue des coopératives bretonnes. Aujourd’hui, vient le moment du choix pour Uneal, si le groupe veut être en cohérence avec sa stratégie. « Rien n’est fait. Le choix n’est pas encore arrêté. Nous allons réfléchir et négocier avec les deux centrales qui nous fournissent», a souligné encore récemment Georges Etienne. Vandamme.

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