Consommation : Leclerc se prononce contre l’indexation des prix
Dans une interview accordée au Figaro, Michel-Edouard Leclerc salue le projet de loi sur la consommation, présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, mais refuse « tout ce qui nuierait au rythme de la consommation en France ». « Je ne suis pas choqué par la création de « class actions » ni par le renforcement des sanctions à la fraude. Et j’adhère à une régulation renforcée du crédit à la consommation », déclare-t-il. En revanche, « je combattrai (…) tout ce qui pourrait attenter au pouvoir d’achat des Français ». A la question de l’indexation des prix des fournisseurs à l’évolution des cours des matières premières, sa réponse est sans appel : « Le lobbying auquel nous assistons aujourd’hui est le fruit d’une étrange collusion (…) entre la Fnsea et ses clients industriels de l’Ania ou de l’Ilec. Les grandes entreprises de l’agroalimentaire, les Lactalis, Bongrain, Danone, Nestlé, Kraft ou Unilever, avancent masquées en mettant en avant la détresse des petits producteurs. Indexer leurs tarifs (à la hausse, bien sûr !) sur le cours des matières premières n’a pas de sens, vu leurs marges et la faible part des matières premières dans la valeur des produits transformés ».