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Comment pénétrer le marché chinois

La tenue du salon offre des opportunités de s'implanter. Quelques conseils en direct de Shangaï.

« Les possibilités d'implantation sur le marché chinois sont énormes. Toutes les tailles d'entreprises étrangères sont concernées», a estimé hier Benoît Rossignol, DG de Shiyao Investment, en visioconférence depuis Shangaï. Une conférence de presse sur le Sial China, qui se tiendra du 29 au 31 mai dans la capitale économique du pays, s'est focalisée sur les opportunités d'exportation vers l'Empire du milieu. « Il faut choisir la meilleure stratégie, c'est-à-dire de s'associer ou pas à un partenaire local. Obtenir une licence de distribution locale est devenu possible. L'investissement dans une usine n'est pas nécessaire et peut être remplacé par la location d'un site», a-t-il précisé.

De plus en plus de PME tentent l'aventure. Mais, la Chine reste un marché difficile. « Tout change très vite. Relancer un contact trois à six mois après le Sial est peine perdue», a mis en garde Hélène Hovasse, chef du secteur agroalimentaire à la Mission économique de Shangaï. Son conseil est de bâtir un vrai projet sur le long terme, sans tenter de réaliser un coup ponctuel. « Le travail de préparation est capital, a-t-elle insisté. Un glossaire, comme celui traduisant les appellations de vins ou les produits laitiers, s'avère très utile. De nombreux étudiants chinois sont présents dans les écoles françaises et peuvent servir à la traduction de brochures.»

La barrière de la langue, les différences culturelles impliquent de réaliser des efforts supplémentaires. Cependant, les Français partent avec un avantage. « Notre pays est la référence dans le domaine de l'agroalimentaire,a-t-elle indiqué. L'image de la France est excellente en Chine ». En tête de nos exportations, arrivent les vins et spiritueux (52 M EUR), suivis par les céréales. Les poissons, crustacés, mollusques constituent un nouveau et important créneau. Il y a aussi les produits laitiers (33 M EUR), les viandes et abats (16 M EUR).

Commencer modestement

« La consommation de plats préparés est en fort développement, a signalé Benoît Rossignol. C'est un segment sur lequel les Français peuvent valoriser leur savoir-faire, en adaptant les recettes aux habitudes locales.» Il a parlé du foie gras, dont la fabrication se développe en Chine. Côté produits de la mer, les huîtres françaises auraient tout à fait leur place, notamment à Shangaï. « Les Chinois aiment bien goûter à tout, a souligné Hélène Hovasse. Récemment, des acheteurs étaient invités en Languedoc-Roussillon et ont dégusté du cassoulet. Ils ont bien aimé». D'après elle, nos produits du terroir peuvent tenter leur chance à condition de donner des repères aux consommateurs, de réaliser des animations en magasin. Les touristes chinois très nombreux à visiter l'Hexagone doivent contribuer à la promotion de notre gastronomie.

Le point d'attaque du marché peut être par Hong Kong ou en direct. Mais, il faut savoir que le pays est vaste et les habitudes de consommation très régionalisées. « Mieux vaut commencer localement, en modérant son investissement, plutôt que de se lancer tous azimuts», a conseillé Benoît Rossignol.

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