Circuits courts, une idée qui fait son chemin
Créer du lien avec les consommateurs, dynamiser les territoires, faire entrer l’agriculture dans les villes… autant de raisons qui soutiennent l’extension des circuits courts demandée par les Assises de l’alimentation puis le Grenelle de l’environnement. La chaîne du froid, la distribution moderne et l’intensification semblaient les avoir relégués au rang d’animation folklorique. Motivés par une recherche de valeur ajoutée pour les producteurs et de proximité pour les consommateurs, ils reprennent du poil de la bête depuis vingt ans. Et se déclinent sous de nombreuses formes. De la vente à la ferme de produits bruts ou transformés à la fourniture aux collectivités, agriculteurs de toutes régions et de toutes productions s’organisent. « Il ne faut pas opposer circuits courts et filières », insistent les membres du groupe de travail sur les circuits courts initié par le ministère de l’Agriculture en janvier : « Ces modes de commercialisation sont complémentaires. » Leurs conclusions se sont traduites, le 14 avril, par l’annonce d’un plan en faveur de ces modes de commercialisation en 14 points. Pour Bernard Charpenet, de Trame (tête de réseau sur le développement agricole et rural), qui participait à ce groupe de travail, « les circuits courts sont très diversifiés et bien installés dans le paysage, mais il manque encore une bonne vision nationale du phénomène ». C’est pourquoi les prochains recensement général agricole (RGA) et Rica (enquête sur l’économie des exploitations) tenteront d’y remédier.