Céréales : Unéal investit dans son coeur de métier
Le groupe Unéal, implanté à Arras, dans le top 20 des coops françaises, va tenir son assemblée générale le 12 décembre. Le groupe, qui compte une vingtaine de filiales, y présentera un résultat net positif de 8,667 millions d’euros pour l’exercice clos le 30 juin 2008 (+4,6% sur l’exercice précédent). Le résultat net de la coopérative s’établit quant à lui à 4,9 millions d’euros contre 2,815 millions d’euros la campagne précédente. Cette hausse importante s’explique par la forte revalorisation du prix des céréales en 2007-2008 ainsi que par l’augmentation des ventes d’engrais et de produits phytosanitaires qui viennent compenser la collecte de la coopérative en forte baisse. Celle-ci s’établit à 1 million de tonnes (-7 %). La région a en effet connu en 2007-2008 des rendements moyens de 73 quintaux/ha, des rendements jamais rencontrés depuis 1986-1987.
« Nous confirmons les résultats antérieurs, positifs depuis 5 ans. Le groupe continue ainsi sa marche en avant en poursuivant ses investissements », a souligné Louis Guillemant, directeur général du groupe et de la coopérative depuis septembre 2008. Il forme un tandem avec Bertrand Hernu, président d’Unéal depuis un an. Louis Guillemant s’appuie sur une équipe de direction plus restreinte et plus « opérationnelle ».
Changement climatique
Les challenges à venir sont nombreux. « Ce fut une des raisons de notre projet d’entreprise débattu au premier semestre 2008 », a témoigné Bertrand Hernu. Il s’agit en effet de repositionner la coopérative dans son environnement, d’adapter et de moderniser ses structures. « Nous voulons impulser un nouveau dynamisme, accroître encore notre performance en matière logistique et renforcer réactivité auprès de nos coopérateurs », a insisté Louis Guillemant. Priorité sera donnée aux investissements en matière de collecte (augmentation des capacités mais aussi plus grande rationalisation) et de séchage des grains. « Car près d’une tonne de céréales collectée sur deux a dû être séchée durant cette moisson », ont rappelé les dirigeants d’Unéal. Le phénomène est désormais courant depuis l’an 2000, signe tangible d’un certain changement climatique au nord de Paris.