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« Buffalo est à l’écoute des éleveurs locaux»

La chaîne complète ainsi ses approvisionnements en provenance d’Amérique du Sud.

LM : Il y a un an, Buffalo Grill lançait du bœuf de terroir dans ses restaurants de Champagne-Ardenne. Comment poursuivez-vous cette action ?

Philippe Vesselier : Une opération est lancée cette semaine autour de la côte de bœuf d’Alsace. Elle associe la coopérative Copvial, l’industriel Sobovia et quatre restaurants de la chaîne. Le même type de partenariat a vu le jour un mois plus tôt en Lorraine. D’autres suivront. En février, ce sera au tour de la région Nord-Pas-de-Calais Picardie. 32 restaurants sont concernés, avec comme fournisseurs les entreprises Défial et Bocquet. Une animation est prévue autour du steak haché et d’une grillade. Notre souhait est d’aller vers une double offre. Un steak haché, pour faciliter l’équilibre matière. Et une grillade, plus festive et aussi plus chère. En Poitou-Charentes, nous allons proposer un duo de muscles. Le pavé de rumsteck, à fibres courtes, et la bavette, à fibres longues. Parce que la région est tournée vers les races à viande. Midi-Pyrénées, Paca et Languedoc-Roussillon participeront à une même animation, lancée au premier trimestre. L’objectif est de poursuivre dans toutes les régions.

LM : La viande bovine d’Amérique du Sud reste largement majoritaire. Pourquoi la compléter par un approvisionnement local ?

Philippe Vesselier : C’est une question de proximité pour nos clients, dont certains viennent de la région. La viande de terroir permet de créer des animations dans les restaurants. A travers elles, Buffalo Grill montre sa capacité à mener des partenariats, à écouter les éleveurs régionaux. En interne, promouvoir les produits locaux est un atout. Le groupe travaillait déjà avec de la viande française. Depuis juillet, il communique sur VBF. L’Amérique du Sud reste majoritaire pour des raisons de prix, de régularité, de volume des muscles à griller.

LM : Buffalo est-il à nouveau sur de bons rails, après la crise survenue fin 2002 ?

Philippe Vesselier : Les dernières ouvertures, à Dole, à Nancy, ont été de grands succès. 10 restaurants ont été ouverts en 2004. Le même rythme est prévu en 2005. Buffalo a retrouvé son chiffre d’affaires et son résultat d’avant la crise. Le groupe est à la recherche d’investisseurs pour poursuivre son développement en France et dans l’Union européenne. Un retour à l’Est est envisagé. Le président du conseil de surveillance, Christian Picart, prévoit l’ouverture du capital pour accompagner sa croissance. Son frère François Picart a posé la première pierre d’un restaurant aux Etats-Unis. L’établissement, situé en Floride, doit ouvrir au deuxième trimestre 2005. C’est excitant de réimplanter un concept dans le pays qui a inspiré la naissance de la chaîne. D’autres terrains ont été achetés. Le potentiel du marché américain est énorme. Buffalo sera très bien placé en ticket moyen par rapport à la concurrence. Une autre actualité est le lancement d’un steak haché de 180 grammes à 9,20 euros dans un hamburger. Une réflexion est en cours pour décliner cette offre, destinée à capter une clientèle plus jeune, attirée par des produits moins chers.

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