Bruxelles veut développer l’aquaculture durable
En 2010, la valeur de la production aquacole de l’Union européenne s’élevait à 3,1 milliards d’euros pour une production de 1,26 million de tonnes, soit 10% de la consommation des produits de la mer. Peut mieux faire, estime la Commission européenne. La production aquacole de l’UE stagne depuis dix ans alors qu’elle connaît une croissance très rapide dans d’autres régions du monde, en Asie notamment. Résultat : le marché des produits de la mer de l’UE est aujourd’hui approvisionné à 65% par des importations. En cause, des formalités administratives trop longues. « L’obtention d’une autorisation pour une nouvelle exploitation peut prendre jusqu’à trois ans (ndlr : contre 6 mois en Norvège), ce qui dissuade bien évidemment les investisseurs », a déclaré Maria Damanaki, le 29 avril. La Commissaire chargée des affaires maritimes et de la pêche demande aux Etats membres d’alléger les formalités administratives. A travers des plans stratégiques nationaux pluriannuels, elle les encourage aussi à améliorer la compétitivité de l’aquaculture, notamment en soutenant l’innovation et les liens entre les organismes de R&D et le secteur. Elle souligne aussi l’intérêt d’une coopération plus étroite entre transformateurs et aquaculteurs. Face à la concurrence étrangère, la commission s’engage par ailleurs à promouvoir l’offre « made in the UE ». Une campagne de communication sera lancée d’ici à la fin 2013.