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Bovins : succès des concours grâce à une promotion accrue

La fréquentation a été élevée pour les concours de Pâques, même si les écarts de prix avec le marché ont été moins spectaculaires que d’autres années.

Les acteurs de la filière viande se sont donnés rendez-vous ces deux dernières semaines sur les concours de bovins de boucherie de haute qualité, afin de répondre aux besoins d’approvisionnements du week-end pascal. En effet, un grand nombre d’animaux sont achetés pour transiter vers les abattoirs. Mais des engraisseurs spécialisés en font également l’acquisition afin de les finir à l’embouche dans l’attente d’un futur concours, pour en obtenir encore une meilleure valorisation.

Le nombre d’animaux présents était en hausse de 18 % cette année par rapport à l’an dernier. Certains éleveurs se sont même vus refuser leurs inscriptions par manque de place, confirme Jacques Cadu responsable du concours de Bressuire (Deux-Sèvres). « Cette année nous accueillons les animaux sur une nouvelle structure. Malgré cela, les inscriptions n’ont pas cessé d’arriver et nous avons dû en refuser ». Il faut dire que les budgets de communication des concours ont été revus à la hausse et les organisateurs ont mis tous les atouts de leurs côtés : banderoles publicitaires fleurissant les barres des animaux, actions auprès du public…

90 % des animaux ont trouvé preneur

Les acheteurs, aussi, ont parcouru la France d’un concours à l’autre à la recherche d’animaux de haute qualité. Il n’était pas rare ces derniers jours de croiser les mêmes opérateurs d’une ville à l’autre, comme Hubert Cordon, acheteur pour la société SVA située à Vitré (Ille-et-Vilaine). « Tous les ans à cette période, je fais un véritable tour de France pour m’approvisionner en marchandise. J’achète environ 800 animaux pour répondre à la demande de mes clients implantés sur tout le territoire». SVA lancera une vaste campagne promotionnelle pour les magasins Intermarché dès la semaine prochaine pour rappeler aux clients que la grande distribution offre aussi une viande de qualité.

Sur la quinzaine de concours éparpillés sur le territoire, 90 % des 2 700 animaux présentés ont trouvé preneur. L’offre a permis aux acheteurs de trier un peu plus la marchandise et de tirer sur les prix. Les écarts de tarifs entre le commerce fait sur les foirails en bovins vifs et ceux qui sont rencontrés sur les concours (notamment pour les prix de sections) ne sont pas aussi importants que l’an passé. A Feurs (Loire), 120 génisses ont été achetées pour 6,56 euros, soit 1,50 euro d’écart avec le marché.

En revanche, la valorisation des animaux en tête de concours a été beaucoup plus importante. On a pu voir un animal vendu à plus de 8,00 euros à une boucherie traditionnelle à Autun. Les bouchers artisans ont été acquéreurs des plus beaux animaux cette année. Un moyen de communication et de promotion traditionnel mais très important pour les concours, puisque celui-ci est mis en avant sur les étals grâce à la plaque et au diplôme qui accompagnent l’animal.

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