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Bongrain attend l’élargissement de l’UE

Le groupe laitier perçoit dans l’arrivée de nouveaux pays dans l’UE une opportunité pour sa croissance.  

Si certains groupes voient l’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux pays d’un œil inquiet, Bongrain attend plutôt l’échéance du 1er mai prochain avec une certaine quiétude.

Hier, à l’occasion de la présentation des résultats annuels, Alex Bongrain, le président du directoire, a même estimé que cette ouverture aux Peco était « une formidable opportunité ». Le groupe laitier considère s’être bien préparé en s’implantant industriellement dans 4 ex-pays de l’Est (Hongrie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie). L’exercice 2003 a été mis à profit pour investir dans un nouvel atelier de fromages fondus en République tchèque.

Des prix du lait moins élevés

Bongrain rappelle avoir travaillé au regroupement des exploitations, à la suppression des centres de collectes vétustes, l’installation de tanks de refroidissement à la ferme, la formation des éleveurs ou encore le ramassage par camions-citernes et la livraison directe dans les unités de production. Dans le même temps, des investissements ont été engagés dans les usines pour « les moderniser, les spécialiser, assurer le contrôle de la qualité et de la traçabilité des produits ». M. Bongrain a annoncé qu’en 2004 toutes les usines de ces pays seront agréées Iso 9001 et HACCP.

L’attrait pour les Peco vient également du faible prix du lait qui y a cours.

Alors qu’en 2003, les transformateurs ont versé aux producteurs français 319 euros/1 000 litres, ils n’ont eu à payer que 250 euros en Hongrie, 247 euros en Tchéquie, 225 euros en Slovaquie et 175 euros en Pologne. « C’est une véritable opportunité pour fabriquer des produits de façon compétitive », estime ainsi Alain de Paillerets, membre du directoire de Bongrain qui transforme 600 millions de litres de lait dans les pays d’Europe centrale et orientale. « La baisse des droits de douane va également nous permettre d’exporter nos grands produits pour les introduire dans ces pays » indique par ailleurs M. Bongrain. Mais, pour améliorer sa marge d’exploitation, établie à 3,43 % en 2003 pour un chiffre d’affaires de 4,002 Mds d’Eur (+1,5%), Bongrain, qui réalise 49 % de son activité en France contre 8 % en Europe centrale et Orientale, accorde aussi une importance toute particulière aux prochaines modalités de fixation du prix du lait. « Avec la réforme de la Pac, l’écart entre la valorisation des produits industriels et le prix du lait va s’agrandir », prévient Pierre Le Baron, membre du directoire du groupe.

De quoi gêner quelque peu Bongrain même si les produits industriels ne représentent que 23 % de son chiffre d’affaires et 5,5 % de son résultat d’exploitation quand les produits fromagers contribuent à hauteur de 59 % à l’activité et à 74 % à la rentabilité. Et le pousser à militer pour un prix du lait plus proche de celui de ses voisins…

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