Aller au contenu principal

Bio : Vrai se détourne peu à peu de la GMS

La marque bio de la Laiterie Triballat compte développer ses ventes dans le circuit spécialisé. 

Près de 20 ans après s’être engagée dans le bio, la Laiterie Triballat (230 M Eur de CA) ne regrette pas son choix fait alors que l’agriculture biologique était encore totalement marginale.

Aujourd’hui, elle réalise 30 % de son activité grâce aux produits bio. Fer de lance de cette branche, la marque Vrai représente les 3/4 des ventes bio du groupe aux côtés de Tante Hélène, Bergerie Lozère et Anne Lagarrigue que les consommateurs peuvent acheter uniquement dans les magasins spécialisés.

Mais, la marque Vrai pourrait au fil des ans réaliser également le plus gros de ses ventes dans ces boutiques. « A l’heure actuelle, les GMS font la course avec le hard discount et laissent donc peu de place à nos produits dans les linéaires », explique Jean-Marc Lévêque, responsable du développement biologique chez Triballat. Car les GMS préfèrent en effet faire la part belle à des produits basiques plutôt qu’à des produits bio 20 à 30 % plus chers.

La présence de la marque Bio de Danone, utilisable par le groupe de Franck Riboud jusqu’en 2006, ne fait pas non plus l’affaire de Vrai. « 30 % des consommateurs font la confusion entre la marque Bio et les produits issus de l’agriculture biologique », déplore M. Lévêque qui rappelle au passage que ce « faux bio » représente 650 millions de pots de yaourts par an.

Concurrence de la marque Bio

Pour faire face à cette situation, la Laiterie Triballat a donc décidé de changer quelque peu son fusil d’épaule en s’orientant de plus en plus vers les magasins spécialisés. Ce circuit représente actuellement 1/4 de ses ventes en bio mais M. Lévêque estime que l’équilibre avec la GMS devrait être atteint dans quelques années. « Ces boutiques ont fait leur autocritique et marchent désormais très bien, accueillant notamment tous les déçus de la GMS », explique-t-il.

Pour coller aux goûts des consommateurs, la marque Vrai, qui s’appuie sur 5 ateliers de production, va dans le même temps développer ses produits à base de lait de brebis. « Le lait de vache est boudé depuis la crise de la vache folle et l’intolérance au lactose pousse également les consommateurs à s’en détourner», juge M. Lévêque.

Les plus lus

poules dehors en élevage
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 21 août 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR…

camion de collecte de lait
Produits laitiers : Lactalis, n°1 mondial, creuse l’écart, et des entrées dans le top 20 de la Rabobank

Le trio de tête des plus grandes entreprises laitières du monde reste inchangé en 2026 et Lactalis domine toujours largement…

carcasse en abattoir
Viande : vent nouveau pour les abattoirs prestataires ?

Les petits outils d’abattage multi-espèces en prestation de services ont retrouvé de la stabilité après des années difficiles,…

cartons sous film
D’où viennent les œufs vendus sur le marché de Rungis ?

L’origine France est très largement majoritaire pour les œufs vendus sur le marché d’intérêt nationale de Rungis.  

quartiers de viande au frigo
Viande bovine : pourquoi la France a creusé son déficit commercial au premier semestre 2026

Les exportations françaises de viande bovine ont baissé de 13 % au premier semestre, reflet du manque d’animaux. Une baisse…

vache sur une planète de lait
Lait : dans quels pays la collecte va-t-elle le plus progresser en 2026 ?

Sur 2026, les principaux exportateurs de produits laitiers devraient voir leur collecte de lait progresser de nouveau. La…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio