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«Arrêtons les débats autour de l’économie administrée»

Jérôme Bédier, le président de la FCD (grande distribution) plaide pour une plus grande souplesse dans les discussions autour des conditions générales de vente, amenées à évoluer avec la réforme de la loi Galland.

Dans l’attente d’un texte définitif de la réforme de la loi Galland, Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution a exprimé ses craintes hier. La modification des taux de marges arrières et du SRP pourrait, selon lui être néfaste aux PME. « S’il y a une barèmisation de la coopération commerciale, les PME, qui n’ont pas des moyens commerciaux ou marketing d’envergure similaire aux grosses structures, pourraient en souffrir. À ce titre, nous demandons une étude d’impact des effets des textes proposés ». La modification des conditions générales de vente, avancée dans le projet de réforme, pourrait placer les industriels en positon de force. De quoi mettre la FCD en difficulté, et lui faire réclamer une vraie négociabilité de ces CGV. Par la voix de M. Bédier, elle entend retrouver de la souplesse de discussion, et mettre fin aux débats sur l’administration de l’économie. Dans le rapport de force entre distributeurs et industriels, le président de la Fédération s’est déclaré « un peu déçu du retour au durcissement des positions de l’Ania, après plusieurs avancées dans le dialogue. Si les industriels veulent que les grandes marques reprennent des couleurs, il faut qu’ils nous laissent une marge de manœuvre».

Sur le phénomène des prix, le représentant des distributeurs s’est félicité des baisses observées ces derniers mois, regrettant le peu de relais du gouvernement qui avait motivé ce dispositif. « L’annonce de Jean-Pierre Raffarin de vouloir les baisser une nouvelle fois de 5% laisse croire qu’il ne s’est rien passé avant » déplore M. Bédier. En plein congrès de la FNSEA, il ne s’est pas montré enthousiaste sur le ton utilisé par les représentants agricoles. « Il ne faut pas croire que tout va être résolu avec un coefficient multiplicateur ou un prix plancher. Certaines propositions de l’UE méritent d’être étudiées», a indiqué M.Bédier, qui multiplie les rencontres avec les sections nationales des fruits et légumes, pour convenir de la stratégie ou du marketing sur des produits comme la gariguette. « Avec la filière viande, le discours passe même mieux, assure M. Bédier. Car c’est un milieu moins syndiqué».

Rédaction Réussir

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