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Apprentissage : semi-échec de la « Bigard Academy »

Le dossier a été transmis à l’Institut de formation régionale des industries agroalimentaires de Bretagne. L’ensemble des métiers de l’alimentaire est touché par les difficultés d’embauche.

Bigard ne reconduira pas son école d’apprentissage sous sa forme actuelle, indique-t-on à la direction des ressources humaines du groupe (Quimperlé, Finistère). Plusieurs désaffections (7 au total) ont réduit à 5 les effectifs de sa première promotion de CAP par alternance en deux ans d’« opérateur polyvalent de travail industriel des viandes » Beaucoup de raisons ont été données aux départs anticipés de ces jeunes (16-26 ans) qui ont démarré leur formation en septembre 2003. Bonnes ou mauvaises, certaines ont même été retrouvées dans les colonnes de la presse locale, alimentant la polémique à l’encontre de l’industriel.

La direction des ressources humaines de Bigard ne cache pas son courroux aujourd’hui, voire un certain écœurement. Des sentiments qui contrastent avec l’enthousiasme dont il faisait preuve, il y a un an au lancement de l’opération.

Le groupe industriel a depuis transmis le dossier à l’Institut de formation régionale des industries agroalimentaires de Bretagne qui pilotait en « second rideau » la formation.

Le SMIC pendant les années de formation

Dès avant 2003, l’IFRIA-Bretagne comparait les principes à mettre en œuvre pour anticiper les besoins de main-d’œuvre des industriels lorsque les effets du « papy-boom » se feraient sentir. « Or, de la dizaine d’entreprises qui nous avaient fait part de réels besoins, seul Bigard a tenté l’expérience», a expliqué Jennifer Chevy, à l’IFRIA-Bretagne. Bigard avait sérieusement préparé son affaire. Un salaire du niveau du SMIC pendant les deux années de formation, et la promesse d’une embauche aux termes du contrat d’apprentissage. 50 jeunes s’étaient présentés, 12 avaient été sélectionnés. A l’IFRIA-Bretagne, on souligne que le taux d’échec du CAP de Bigard est, finalement, semblable aux CAP d’apprentissage d’autres secteurs. Pour pallier au départ en retraite, après 2006, des nombreux « papys boomers » nés après 1946, l’IFRIA a ouvert 2 modules de formation par alternance : un CAP spécialisé en « découpe de viande », « fabrication » ou « conditionnement », et un brevet professionnel (équivalent bac pro) « conducteur de ligne » ou « chef d’équipe ». L’IFRIA recrute actuellement les jeunes (12 pour chacun des deux modules) afin de démarrer la formation avant la fin novembre. Les apprentis devraient être répartis dans les usines d’une quinzaine d’entreprises partenaires de l’opération à ce jour.

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