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André Bazin prépare une offensive dans le jambon cuit

Une offensive se prépare chez André Bazin. Le « maître charcutier » investit 2 millions d'euros dans la fabrication de jambon cuit. Ce projet concerne le site drômois des Salaisons des deux montagnes, racheté en novembre dernier. L'usine de Bourg de Péage (CA de 10 M EUR pour 5 000 tonnes de produits) disposera d'un atelier de tranchage et sera agrandie. Tournée jusqu'à présent vers l'industrie, la restauration hors domicile et le secteur des grossistes, elle ajoutera une corde à son arc. « La production s'orientera vers le jambon cuit à marque de distributeur destiné à la coupe », précise le p-dg Philippe Wagner, qui tient les rênes de l'entreprise avec son compère Albert Locatelli, au poste de directeur industriel. « Avec un outil spécialisé, hyper compétitif en termes de coût et de qualité, on sera plus offensif sur ce créneau». André Bazin fabrique déjà du jambon cuit entier pour la grande distribution à Breuches-les-Luxeuil, près de Vesoul (Haute-Saône). Un site à vocation de fournisseur du plat cuisiné (15 000 tonnes de produits). Celui de Bourg de Péage lui confère une autre envergure dans le jambon cuit MDD.

L'atelier de tranchage devrait être opérationnel vers la fin de l'année. Il concerne les produits destinés à l'industrie, à la RHD et au circuit des grossistes. Le plan d'investissement inclut entre autres du matériel de pesée à poids fixe, une salle propre, la partie conditionnement. Les dirigeants restent prudents sur le développement de la production. Celle-ci représente actuellement quelque 5 000 tonnes de jambon en barre ou en miche.

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