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Anchois : les pêcheurs français à terre

«La moitié du port va disparaître», déplore Dominique Lebrun, présidente du comité local des pêches de la Turballe, suite à la décision de Bruxelles de ne pas autoriser la réouverture de la pêche à l'anchois avant juillet 2008. «On ne s'attendait pas à un refus. On ne fera plus jamais confiance à l'Europe», a-t-elle confié hier aux Marchés avouant n'avoir jamais eu le moral aussi bas. Après plusieurs jours de blocage, le port est pourtant calme depuis mercredi soir. « La majorité de la flottille est en mer, à la pêche au thon », explique Dominique Lebrun. Contactés par liaisons satellites, les pêcheurs ont été informés de la nouvelle, mais ils ne rentreront que ce week-end au port. «Ils sont obligés de rester sur place pour amortir le coût du gasoil». Aujourd'hui doit se tenir à Paris une réunion entre les services du cabinet de Michel Barnier et les représentants des professionnels de la pêche pour discuter du plan d'accompagnement de 15 M €, annoncé mercredi soir. Une enveloppe qui ne satisfait pas les pêcheurs.

« Barnier y croyait »

«Ce qu'on veut c'est une réouverture au 1 er août. Le plan représente une aide pour que les matelots vivent décemment pendant les 60 jours d'arrêt de la pêche, c'est tout, et l'autre moitié doit aller à la destruction des bateaux» , estime Dominique Lebrun. La moitié de la ville va être touchée : 240 pêcheurs (sur les 500 pêcheurs d'anchois français) mais aussi les plus de 700 personnes qu'ils font vivre à terre, sans parler de la criée et des mareyeurs. Les pêcheurs n'en veulent toutefois pas à Michel Barnier, l'ex-Commissaire européen. «Il y croyait, mais l'Espagne a une puissance bien plus importante que la France», déclare Dominique Lebrun. «Regrettant vivement» la décision de Bruxelles, le ministre a proposé un plan d'urgence dont 6,6 M€ devraient aller à l'indemnisation des professionnels pour l'arrêt de la pêche, 6 M€ pour les destructions volontaires de navires et 2,4 M€ pour la modernisation de la flotte. La France déplore une gestion qu'elle juge « inéquitable» de cette pêcherie et entend faire vérifier publiquement les conditions de fixation des TAC.

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