Les ventes d’alternatives végétales à la viande et aux produits laitiers se sont redressées en 2025. Si certaines catégories s’installent, comme les boissons végétales et petit à petit les alternatives à la viande, d’autres comme les fromages ne décollent pas.
572 millions d’euros, c’est ce qu’ont représenté les ventes d’alternatives végétales en 2025, soit 11,4 % de plus qu’en 2024 et 21 % de plus qu’en 2023, selon les données de Circana rapportées par GFI. Une hausse qui n’est pas tirée par l’inflation comme en 2024 puisque les volumes vendus ont progressé de 13,3 % l’an dernier. Toutes les catégories ont progressé, notamment les boissons végétales (+13,4 % en valeur) et les alternatives à la viande (+13,5 %).
Néanmoins « la forte croissance enregistrée en 2025 doit être replacée dans le contexte d'un marché des alternatives végétales encore jeune, avec des parts de marché qui restent faibles par rapport aux produits d'origine animale, notamment en comparaison avec certains autres pays européen » nuance Helen Breewood, Senior Market and Consumer Insights Manager au Good Food Institute Europe.
Ce sont les boissons végétales qui pèsent le plus lourd dans cette catégorie avec 45 % de la valeur des ventes en 2025, suivies des alternatives à la viande (30 %) et de celles au yaourt (20 %). Les boissons végétales sont la catégorie la mieux établie puisqu’elle pèsent 8,9 % de la valeur et 5,5 % des volumes du rayon lait. Cette part de marché des alternatives végétales est moindre au rayon yaourt (3,7 % en valeur, 2,4 % en volume), viande (respectivement 2,6 % et 2,1 %) et crème (1,4 % et 1,6 %) et reste anecdotique au rayon fromage (0,09 % en valeur et volume).
Une croissance plus forte pour les alternatives végétales que pour les produits animaux
Même si elles sont globalement plus chères, au kilo, que les produits animaux qu’elles souhaitent remplacer, les alternatives végétales ont connu une croissance supérieure en volume. Ainsi le prix au kilo de la viande est 25 % moins élevé que celui des alternatives. L’écart monte à 69 % pour les laits végétaux, et 52 % pour les yaourts. Seule exception, la crème ; pour laquelle le prix de l’alternative végétale se situe 13 % sous le produit animal.
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Les ventes au détail d’alternatives végétales à la viande ont atteint 171 millions d’euros en 2025. Les données Circana relatives à la viande végétale au rayon frais en France couvrent des produits proposés dans une gamme de formats courants de produits carnés, notamment les saucisses, les steaks, les lardons et les tranches. Même si ces produits reprenant les codes de la viande sont plus onéreux que les traditionnels tofu, seitan et tempeh, leur volume leur est plus de 14 fois supérieur.
« Cela indique que les produits dans des formats traditionnellement associés à la viande, tels que les boulettes, les burgers et les saucisses, sont le premier choix des consommatrices et consommateurs français » évoque le rapport. Les saucisses (17,2 % du volume des ventes en 2025), les escalopes et filets (14,5 %) et les tranches (13,0 %) arrivent en tête. À noter la forte croissance de ces tranches puisqu’elles ne représentaient que 1 % du volume des ventes en 2023, tandis que les galettes perdaient du terrain.
Le tofu, un marché à près de 8 millions d’euros en France
La valeur annuelle combinée des ventes de tofu, tempeh et seitan a augmenté de 20,9 % pour atteindre 7,97 millions d'euros en 2025, après une baisse de 3,1 % en 2024, selon un rapport de GFI d’après des données Circana. Le volume des ventes a progressé de 22,7 % pour atteindre 696 000 kg en 2025, après une baisse de 14,8 % en 2024. Le tofu, fabriqué à partir de lait de soja caillé, pèse pour 99 % de ce marché. Le tempeh est issu de graines de soja fermentées et le seitan de gluten de blé. Ces produits sont traditionnels dans la cuisine asiatique. Ces produits affichent une meilleure croissance que la viande végétale, mais partent de volumes bien inférieurs. Les MDD représente à peine 27 % des ventes de la catégorie en 2025, contre 46 % en 2023, même si elles sont 33 % moins chères.