Aliments du bétail : levée de la « tolérance zéro » sur les OGM
Les représentants nationaux du comité permanent européen de l’Alimentation animale et de la Sécurité alimentaire ont finalement approuvé hier le projet de la Commission d’admettre que les matières premières importées pour l’alimentation animale puisse présenter jusqu’à 0,1 % de traces d’OGM en attente d’autorisation dans l’UE, sous condition d’accord de l’autorité sanitaire. Les Vingt-sept et le Parlement européen ont trois mois pour examiner cette décision. Le représentant français, qui souhaitait la poursuite des discussions il y a encore 15 jours, s’est finalement rallié en faveur de la fin de la « tolérance zéro » décriée depuis plus de deux ans par l’industrie européenne des aliments. Les difficultés criantes de l’élevage porcin européen a favorisé le basculement des conseillers. La conjoncture impose de profiter de la nouvelle récolte sud-américaine de soja, et de faire davantage appel au maïs des Etats-Unis. « Cette mesure devrait conforter nos approvisionnements vitaux », déclare le président de la fédération des fabricants européens, sans nier l’ampleur du défi logitique restant à la charge des importateurs. Le Snia, en France, se félicite d’avoir (presque) obtenu satisfaction sur ses trois requêtes : la circulation à 44 t, la levée des taxes sur l’orge et le blé importés et une tolérance sur les marchandises débarquées.