Algues : rapport très prudent sur un projet de filière bretonne
Il est illusoire d’espérer à terme voir se développer une puissante filière d’algoculture alimentaire en Bretagne si l’on croit un rapport commun du conseil général de l’agriculture et du conseil général de l’environnement publié récemment sur le site du ministère de l’agriculture. Incitant d’entrée de jeu les acteurs à se recentrer sur les débouchés français ou européens, les conclusions du rapport encouragent tout juste à « saisir l’opportunité d’un intérêt des ostréiculteurs pour cette culture comme une éventuelle activité complémentaire, du fait de la mortalité qui sévit depuis plus de trois ans dans leur cheptel de juvéniles ». Les disponibilités dans les concessions ostréicoles ne seront vraisemblablement pas les plus adaptées à cette activité, estiment les auteurs du rapport. Or les projets d’algoculture sur de nouvelles concessions devront surmonter l’obstacle des conflits d’usage affectant le littoral. Pour l’heure est jugée prématurée une intervention des pouvoirs publics pour accompagner « des initiatives actuelles qui apparaissent pour le moment très peu coordonnées ». « Conduire un inventaire des zones potentielles d’algoculture, pour des espèces définies et des conditions extensives de production », « laisser aux IAA et aux OP la définition des actions de R&D sur de nouveaux produits à base d’algues » font partie des recommandations émises par le rapport.