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Alcools : la deuxième vie des eaux-de-vie de fruits

A l’occasion du salon Spirit’ 2004 qui s’est tenu le 4 novembre à Paris, la Fédération Française des Eaux-de-vie de Fruits a présenté un bilan plutôt positif du devenir des eaux-de-vie de fruits.

La Fédération Française des Eaux-de-vie de Fruits (FNEF), qui rassemble la plupart des distillateurs d’eaux-de-vie, a présenté lors du salon Spirit’ 2004 du 4 novembre, à Paris, un rapport favorable sur la « situation et le devenir des Eaux-de-vie de Fruits dans l’univers des spiritueux ». « Nos eaux-de-vie ont la vie dure. Elles sont pourtant souvent bâillonnées sous le qualificatif méprisant « d’alcools forts » ou abandonnées dans le placard aux digestifs, et parfois même oubliées par la filière viticole quand elle demande la révision de la loi Evin. Mais la récession est bel et bien finie, grâce notamment à la présence des eaux-de-vie de fruit dans tous les secteurs : gastronomie, circuits de ventes, GMS… », souligne Bernard Baud, le président de la fédération et directeur général de la distillerie Peureux. Alors que la variation des volumes commercialisés entre 2001 et 2002 était à -15,63 %, elle est à +1,71 % pour 2002-2003.

Le goût des fruits avant tout

« C’est d’abord du fruit que dépend la qualité, la saveur, la finesse de l’eau-de-vie », souligne-t-on à la fédération. Ainsi, à l’actif de la gamme des eaux-de-vie de fruits dans le secteur des spiritueux : l’aspect traditionnel et naturel reste avant tout un atout majeur.

L’élaboration de ces alcools, intimement liée à la gastronomie, permet aux consommateurs de se réapproprier une partie du patrimoine national par leurs goûts, et par le charme non désuet de la fabrication encore souvent artisanale des bouilleurs de cru.

Cependant, poire williams, mirabelle, kirsch et quetsche font encore de l’ombre aux fraises, myrtilles, mûres et framboises. Si la partie cocktail reste peu développée jusqu’à présent, « elle sera l’un des objectifs de déclinaison de la gamme intéressant pour l’avenir », précise Bernard Baud.

La diversité des productions est parfois problématique pour les consommateurs. Dans ce domaine, plusieurs régions dominent cependant : l’Est (Alsace, Lorraine, Haute-Savoie, Franche-Comté, Vosges et Jura), la Vallée du Rhône et le Sud-Ouest. Pour développer la connaissance des acheteurs, la fédération travaille à l’élaboration d’une carte de France des Chemins des eaux-de-vie de fruit pour l’automne 2005.

Dans cette perspective, la fédération assure d’ailleurs pouvoir se doter d’un budget consacré exclusivement à la communication dès le mois de mai prochain. En outre, la FNEF fait partie de la Fédération Française des Spiritueux, qui regroupe près de 150 entreprises représentant plus de 90 % de la consommation française des spiritueux. Celle-ci représente 1 292 000 hectolitres d’alcool pur, soit 490 millions de cols vendus chaque année.

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