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AF-IG : la communication dans les starting blocks

L’association française des indications géographiques va déposer son budget de communication le 15 mars prochain. Projet délicat car il inclut des secteurs et des offices différents.

Les Indications géographiques ont vite compris l’utilité des fonds mis à disposition par Bruxelles pour communiquer sur le concept de l’AOP et de l’IGP. Après les produits du canard à foie gras du Sud-Ouest et le Conseil national des appellations d’origine laitières, c’est au tour de l’AF-IG, qui regroupe les produits des comités III et IV de l’Inao, de suivre la voie. La difficulté est de faire cohabiter des produits aussi différents que la volaille, l’huile d’olive ou le Jambon de Bayonne, émanants d’offices différents. Petit tour d’horizon avec Gérard Delcoustal, président du Syndicat du pruneau d’Agen et président de l’AF-IG.

Les Marchés : D’où est partie l’idée de l’AF-IG ?

Gérard Delcoustal :L’idée nous est venue en octobre 2003. Les produits du comité IV, les IGP, cherchaient un moyen de s’unir pour assurer la défense de ce signe, s’impliquer dans la politique européenne, aider à faire naître de futures indications géographiques et communiquer. Cette idée a également germé dans les esprits des AOP du comité III et nous avons décidé de mettre en place une structure d’accueil commune aux AOP et IGP.

L.M : Tous les produits sont-ils concernés ?

G.D : De fait, tous les produits des comités III et IV sont concernés, mais ils n’adhèrent pas tous à l’AF-IG (voir les produits en encadré). Il y a ceux qui sont membres de l’association et ceux qui, en plus, participent à la communication commune. Tous les secteurs participant à la communication seront concernés mais à des niveaux financiers différents. Marc Roose, directeur de l’Association foie gras du Sud-ouest sera le coordinateur de l’opération.

L.M : Comment mettre autant de produits différents dans un même budget de communication ?

G.D : Cela n’a pas été facile car nous appartenons à des offices différents. Or, jusqu’à présent, les offices abondaient à hauteur de 20% dans les budgets européens pour la communication. Depuis le 1er janvier 2005, l’Ofival et l’Onilait ont décidé de ne plus apporter d’aide financière pour la communication, ce qui a provoqué l’abandon de certains produits comme l’emmental Est-Central ou certaines volailles. Les autres offices continuent à participer financièrement et c’est l’Onic qui centralisera et déposera le budget au ministère de l’Agriculture pour envoi à Bruxelles. Chaque produit aura sa propre stratégie, mais tous devront afficher la même explication du concept et du logo européen concerné sur la communication. Le budget sera réparti au prorata des moyens de chacun. L’enveloppe est de 8,723 M Eur répartie sur 3 ans, mais le budget sera progressif car certaines IGP ne rentreront dans le programme que dans un an.

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