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Acal bouclés et sous-réalisation confirmée

Sans surprise, la France laitière affiche une bonne maîtrise de sa production.

Exception faite des tensions sur le prix du lait (de consommation notamment), la fin de la campagne de collecte devrait être calme. A l’image des années précédentes, la laiterie France, comme il est de coutume de l’appeler, s’achemine vers une nouvelle sous-réalisation. Estimée entre 200 000 et 250 000 tonnes pour 2004-2005, elle va permettre d’atteindre 99 % du quota alloué à la France. Lors du conseil de direction de l’Onilait, qui s’est tenu mardi, les dossiers chauds ont surtout porté sur le dossier des Acal (aide à la cessation de l’activité laitière) et les arrêtés de fin de campagne.

Annoncés à hauteur de 50 millions d’euros dans un premier temps, les fonds destinés à payer les dossiers d’Acal ont finalement été réévalués. Cette annonce, faite le 17 mars par le ministre M. Bussereau lors de l’assemblée générale de la FNPL, a été détaillée mardi lors du conseil de direction de l’Onilait. Finalement, l’Office a réaffecté 12 M Eur de crédits, venus s’ajouter aux 38 millions issus des pénalités de la campagne précédente. Le solde nécessaire pour « boucler la boucle » et atteindre les 63 millions d’euros nécessaires à l’indemnisation totale des dossiers sera ponctionné sur les pénalités de la campagne en cours, qui prend bientôt fin. Cette gymnastique comptable va permettre l’indemnisation des 3 649 demandes déposées.

La Coordination rurale a déploré « les effets d’annonce » du ministre concernant les aides complémentaires de l’État, qui ne sont en réalité qu’un « redéploiement budgétaire ». En France, la poursuite de la sous-réalisation semble indiquer un ajustement des éleveurs à leur volume de référence, mais une nouvelle donne pourrait toutefois intervenir, avec la perspective de hausse des quotas par pays au 1er avril 2006. En contradiction avec les objectifs de maîtrise français, cette hausse devrait toutefois s’appliquer dans la situation actuelle marquée par un dépassement global des pays européens, qui trouveraient là une occasion de se rattraper. Avant de se projeter en 2006 sur le découplage des aides, les producteurs français devraient bientôt disposer de l’arrêté de fin de campagne 2004-2005, assez semblable au précédent. Seuls quelques réajustements sont prévus, comme le passage du pourcentage de réallocation maximal de 1 à 2 %.

Favoriser la rentabilité plutôt que la taille

Les producteurs dont la quantité de référence est inférieure ou égale à 100 000 litres seront exonérés des pénalités pour les dépassements inférieurs à 6 500 litres. La proposition de la Confédération Paysanne, qui avait réclamé une augmentation de ce plafond, n’a pas été retenue, l’Onilait ne souhaitant pas encourager la surproduction. « La où je suis d’accord avec la Confédération, c’est sur le fait d’aider les producteurs d’avenir. Cela n’a rien à voir avec la taille des exploitations, mais avec la rentabilité » s’est exprimé M. Berger. « L’idée sous jacente, c’est qu’il faut redonner du lait à celui qui s’engage à rester. Mais que faire si le producteur s’arrête avant la date prévue ? C’est là-dessus que nous devons travailler…».

Rédaction Réussir

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