Abattages français : la perte de vitesse s’accentue début 2012
Que ce soit en bœuf, veau, agneau ou porc, l’heure est au recul de la production française. La filière bovine subit les plus fortes variations. Selon Agreste, et en raison de la faiblesse de l’offre, un peu moins 183 000 gros bovins mâles ont été abattus sur janvier et février, soit 14,1 % de moins qu’en 2011. Les génisses ont également été moins présentes (-2,9 %), alors que les veaux tendent à se maintenir (-0,5 %). A l’inverse, les abattages de vaches restent dynamiques (+1,7 % à 335 166 têtes), « favorisés par des cours attractifs » précise-t-on au Ministère. Une tendance qui semble s’être confirmée ces dernières semaines, mais qui pourrait bien ralentir ces prochains mois, avec le début de la campagne laitière, un tassement du cheptel, et tant que le prix du lait restera intéressant pour les éleveurs. La décapitalisation du cheptel ovin se poursuit et les exportations en vif se sont avérées dynamiques sur fin 2011. De quoi limiter l’offre aux abattoirs, qui ont affiché des baisses d’activité de 3,4 % en agneaux sur janvier-février. De même, le repli des effectifs de truies constatés début 2011 se fait désormais sentir sur les abattages de porcs charcutiers, qui n’ont atteint qu’un peu plus de 4,04 M de têtes sur les deux premiers mois de 2012, soit 2,5 % de moins en un an. Une tendance qui devrait se prolonger à court terme.