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3 verres au repas, c’est sans dégâts ?

Les viticulteurs de Fronton auraient-ils le goût de la provocation ? Au moment où des verdicts tombent contre des campagnes publicitaires sur le vin trop incitatives, ils rendent publique une étude qui dédramatise la consommation de trois verres de vin au repas. Concrètement, ils se sont penchés sur les doses acceptables de leur produit par les éthylotests et les ont mesurées en conditions réelles. Résultat : la consommation lors d’un repas complet de 3 verres de 12,5 centilitres permet dans 98 % des cas de demeurer sous le seuil légal d’alcoolémie de 0,5 g/litre de sang. 95 personnes, hommes et femmes choisis de manière représentative sur un panel de 4 000 consommateurs, ont participé à l’étude menée du 15 au 20 avril dernier. Ils ont consommé en 1 h 15 un repas complet arrosé de trois verres de vin. Les participants ont soufflé dans des éthylomètres utilisés dans les gendarmeries pour les contre-expertises, un quart d’heure puis une demi-heure après la fin du repas. « Aucun homme et seules deux femmes sur 48, pesant toutes deux moins de 55 kg ont été positives », assure le directeur de la maison du Vin. Si les résultats de l’étude ne sont pas contestés, les milieux médicaux crient au scandale quant à la façon dont ils vont être interprétés et utilisés. Selon eux, le lobby viticole ne présente que les vérités qui lui sont bonnes.

Un médecin alcoologue de Perpignan rappelle en outre que de 0,30 à 0,50 g/l, on constate déjà des troubles visuels avec réduction de la vision et du champ latéral. Les viticulteurs de Fronton n’en sont pas moins satisfaits de leur petit coup qui ravive le débat.

Rédaction Réussir

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