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10 villes en campagne contre l'obésité

Lancé il y a un an, le programme Epode tire aujourd'hui un premier bilan positif de son action.

Quelques jours après le dépôt d’une proposition de loi contre l’obésité par le député Jean-Marie Le Guen (lire LM 30 mars), la lutte contre ce fléau revient dans l’actualité avec la publication du premier bilan du programme « ensemble prévenons l’obésité des enfants » (Epode), soutenu par cinq ministères dont ceux de la Santé, de l’Agriculture et du Commerce et de l’Artisanat. Lancé il y a un an, ce programme d’actions concerne dix villes (Roubaix, Beauvais, Asnières-sur-Seine, Meyzieu, Thiers, Béziers, Saint-Jean, Royan, Vitré et Evreux), 450 000 habitants, 48 000 élèves d’écoles primaires et 2 000 enseignants.

20 % de prévalence de l’obésité

Depuis janvier 2004, près d’un million d’actions ont été réalisées pour un coût total d’un million d’euros financé pour moitié par les villes et pour moitié par des fonds privés : les Assureurs prévention santé et… Nestlé nutrition. « Le groupe a signé une charte à travers laquelle il s’interdit d’intervenir dans le programme et de faire la promotion de ses produits», a tenu à préciser Jean-Michel Borys, coordinateur du programme, tentant ainsi de prévenir toute remarque de la salle sur ce partenariat financier. « L’offre alimentaire est partout tentante et très alléchante, portée par des budgets publicitaires très importants, mais elle ne bénéficie pas toujours à la santé publique. L’objectif principal du programme Epode est la prévention », a hier affirmé Yves Coquin, adjoint au directeur général de la Santé.

Concrètement, dans les dix villes engagées, tous les enfants de 5 à 12 ans ont été pesés et mesurés. Et les premiers résultats font frémir. « La prévalence de l’obésité dépasse souvent les 20 % contre 14 % selon les derniers chiffres que nous avions », rapporte M. Borys. Dans certaines zones défavorisées, le taux atteint même 40 %. Une fois ce constat effectué, chaque ville a mis en place une série d’actions de prévention : dont des petits-déjeuners d’information dans les écoles avec parents et enfants, l’apposition de messages nutritionnels chez les commerçants (sur les fruits et les légumes « 5 par jour », les féculents « à tous les repas », le lait et les produits laitiers « trois fois par jour »), la distribution de 150 000 livrets de recette simples ou encore la mise à l’honneur de certains produits à la cantine.

Et à en croire Pierre Méhaignerie, député maire de la ville de Vitré, « ça marche ». « 60 à 65 % des parents ont répondu présents aux petits-déjeuners organisés dans les écoles. Les enfants sensibilisent leurs parents en leur disant de ne plus acheter telle marque de céréales ou en leur demandant d’acheter plus de fruits et légumes. Les actions réalisées avec les restaurateurs et les traiteurs fonctionnent bien aussi », affirme-t-il. Pour répondre à la demande d’autres villes, l’observatoire des habitudes alimentaires et du poids, initiateur d’Epode, lance en avril le « réseau des villes Epode ». Pour rejoindre ce réseau, il suffit de soumettre une candidature auprès de l’observatoire, d’adhérer à une charte et d’apporter une participation financière.

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