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Shamonda Europe : chute transitoire de la production de lait, risque d’avortement et de malformations encore à préciser

Diarrhées et baisse de la production dans un premier temps puis, risque d’avortements ou de malformations des veaux : les conséquences du nouveau virus Shamonda Europe sont encore en cours d’investigation pour en comprendre l’ampleur pour les élevages bovins. Une première étude, à l’échantillon réduit, rapporte des baisses de production de lait allant jusqu’à 75 %, pendant quelques jours seulement.

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L'impact du nouveau virus Shamonda Europe est pour le moment jugé faible par le ministère de l’Agriculture. Les impacts sur la repro sont en cours d'évaluation.
© E. Bignon

« La maladie touche les bovins de tous âges et de tout stade reproductif, avec une intensité clinique très variable d’un élevage à un autre », informe le groupement technique vétérinaire (GTV) de la Bourgogne Franche Comté, sur son site le 24 août.

Les symptômes transitoires du Shamonda Europe : diarrhées et chute de production de 15 à 75 %

Les premiers signes cliniques sont principalement des diarrhées aigües, des baisses de production laitière et, possiblement de la fièvre. « Ces signes sont dans la majorité des cas transitoires », rassurait le ministère de l’Agriculture, le 13 août qui estime que « son impact est pour le moment jugé faible dans les élevages touchés ».

Une première étude (1) portant sur les techniques d’identification du nouveau virus éclaire en filigrane sur les conséquences en élevage laitier (Kelleci et al, 2026). Sur les neuf exploitations laitières initialement étudiées dans l’Est de la France (troupeau de 25 à 275 vaches), « l’épisode clinique se caractérisait par une diminution de 15 à 75 % de la production laitière du troupeau, associée à de la diarrhée, de l’abattement ou de l’anorexie et, de façon moins constante, à de la fièvre », décrit l’étude. La proportion de vaches atteintes de diarrhée variait de 8 à 100 % selon les troupeaux. Les épisodes diarrhéiques duraient généralement de 1 à 6 jours.

Risque d’avortement et de malformations à venir ?

Au-delà de ces premiers symptômes transitoires, les impacts cliniques pourraient s’accroître dans les prochains mois pour les vaches infectées en cours de gestation, estime la plateforme d’épidémiosurveillance santé animale (Esa). « L’impact principal pourrait concerner les vaches infectées pendant leur gestation, susceptibles d’avorter ou d’avoir des veaux malformés », alerte également l’Inrae. Il est encore trop tôt pour en évaluer l’ampleur.

(1) École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), École Nationale Vétérinaire d’Alfort et Clinique vétérinaire des Mazets.

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