Après la détection du virus Shamonda-Europe pour la première fois chez l’être humain, les autorités soutiennent auprès de la presse ce 22 octobre que cet agent infectieux ne se transmet pas de l’animal à l’homme, ni entre humains. Et réaffirment qu’il n’y a pas de risque pour la population générale.
« Il n’y a aucun élément épidémiologique qui laisse à penser que le virus passe de l’animal à l’humain, ou d’humain à humain », soutient Grégory Emery, directeur général de la Santé au ministère de la Santé, ce 22 octobre lors d’un point à la presse. Ces explications font suite à l’annonce ce même jour de la détection du virus Shamonda-Europe sur un patient en France, soit la première fois chez l’être humain. Les autorités précisent que le patient infecté, décédé début octobre, souffrait d’une maladie très grave, et d’une immunodépression sévère. « Le fait que le patient n'avait pas du tout d'immunité ne peut pas permettre de tirer des conclusions sur la population générale et même sur la population immunodéprimée », affirme Grégory Emery. Les autorités expliquent même que cette première détection ne remet pas en cause le fait que le virus n’est pas transmissible à l’être humain, en l’état des connaissances actuelles.
Le patient n’était pas éleveur ni agriculteur, et n’avait pas de lien immédiat avec des bovins
Sur le virus spécifiquement, la personne infectée ne présentait pas une mutation spécifique, par rapport à la souche identifiée sur des bovins en France, en Suisse et en Allemagne. Les autorités précisent en outre que le patient n’était pas éleveur ni agriculteur, et n’avait pas de « lien immédiat » avec des bovins dans son entourage proche. Et ajoutent que les investigations cliniques n’ont pas permis d’affirmer le lien immédiat entre l’infection par le virus et le décès. L’enjeu pour les autorités est scientifique et virologique, et non médical ou de vigilance sanitaire, soutiennent-elles. L’objectif des investigations sera d’expliquer ce cas « inédit » sur le plan scientifique et virologique. D’ici là, les autorités insistent sur l’absence de risque pour la population générale au regard des connaissances sur le virus. « Il faut être totalement clair et rassurant sur la santé tant des agriculteurs et des éleveurs, que de la population en général », affirme le directeur général de la Santé Grégory Emery.