Virus Shamonda-Europe : vers la fin de la vague d'infection chez les bovins ?

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Les experts expliquent la fin de cette vague par la forme d’infection de la maladie, sa diffusion sur le territoire, et son mode de propagation, par les moucherons de type Culicoïdes.. Crédits : © Jean-Baptiste Ferré

La vague d’infection des bovins par le virus Shamonda-Europe devrait bientôt se terminer, soutient Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), le 22 octobre lors d’un point à la presse. L’immunité des animaux peut ensuite durer plusieurs années. 

Lors d’un point avec la presse le 22 octobre à propos de la première détection du virus Shamonda-Europe sur l’être humain, des experts ont évoqué la fin probable de la vague d’infection des bovins par ce nouvel agent infectieux. Le professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) Jean-Luc Guérin, directeur du laboratoire à l’origine de l’identification de Shamonda-Europe, estime que cette vague d’infection devrait se terminer d’ici « quelques semaines ». « Du point de vue du compartiment animal, on va sans doute arriver vers la fin de l'épisode, très clairement », affirme-t-il. 

À voir : [Vidéo] Le nouveau virus « Shamonda Europe » détecté chez les bovins : ce que l’on sait jusqu’ici

Comment expliquer la fin de la vague d’infection des bovins en France ?

Les experts expliquent la fin de cette vague par la forme d’infection de la maladie, sa diffusion sur le territoire, et son mode de propagation. D’abord, le virus n’est présent dans le sang des bovins que lors de la première phase bénigne qui dure quelques jours, où sont observés chez les animaux des diarrhées et de la fièvre. Très vite, le virus n’est donc plus présent dans le sang des bovins, qui ne peuvent plus le transmettre. Ensuite, le virus Shamonda-Europe s’est déjà propagé sur une grande partie du territoire, qui a donc « fait son infection », explique Jean-Luc Guérin, et entrainé une immunité chez les animaux. D’après le dernier bulletin de la plateforme d’épidémiosurveillance santé animale (ESA), des foyers ont été détectés sur des bovins dans 52 départements de l’Hexagone depuis début juillet. Enfin, les moucherons piqueurs de type culicoïdes, qui sont les vecteurs du virus, devraient avoir une activité ralentie avec la baisse des températures et l’arrivée de l’hiver. Les experts soulignent que l’activité vectorielle baisse généralement autour de la fin du mois de septembre et début octobre, sauf en cas d’arrière-saisons très chaudes qui peuvent repousser jusqu’à novembre. « Ces contaminations dureront jusqu'à ce qu’il n’y ait plus ou beaucoup moins de culicoïdes », souligne Gilles Salvat, directeur général délégué à l’Anses.

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Une immunité de « plusieurs années » des bovins infectés par le virus Shamonda-Europe

Par analogie avec le virus de Schmallenberg, qui a émergé il y a quinze ans en Europe et dont Shamonda-Europe est un cousin proche, l’immunité conférée aux bovins infectés peut durer « plusieurs années ». « Par analogie avec d'autres virus de la même grande famille comme le virus H1N1, […] on a des cycles de 4-5 ans à peu près », détaille Gilles Salvat. De nouveau des cycles de contamination peuvent revenir après plusieurs années, en raison de la diminution avec le temps du nombre d’animaux immunisés.  

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