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La course au zéro pesticide fait courir les distributeurs

La Course zéro pesticide - Troisième manche.
© GeenPeace

Résidus de pesticides. Le consommateur ne veut pas en entendre parler et les distributeurs le traquent. La petite compétition lancée par l'ONG GreenPeace les fait tous courir, dans une saine émulation. Longtemps considéré comme la note des cancres, le zéro est aujourd'hui le prix d'excellence à atteindre.

Cela fait deux ans que la Course zéro pesticide entre les principaux acteurs de la grande distribution a été lancée par GreenPeace. Une course effrénée dans laquelle chacun y va de sa méthode pour réduire la présence de produits phytosanitaires dans les denrées alimentaires. En tête du classement cette année : Monoprix et Carrefour. Viennent ensuite Système U, suivis par Leclerc et Intermarché. Auchan et Casino sont en fin de classement.

Pour Auchan, qui était l’an dernier en deuxième position, c’est une contre-performance. Mais le compétiteur est bien décidé à ne pas en rester là.

La contre-offensive a été annoncée ce 12 décembre avec le lancement d’une gamme de fruits et légumes « sans résidus de pesticides ». Dans le cadre de sa démarche de promotion d’une alimentation saine baptisée « la vie en bleu », le groupe projette de proposer en 2020 une gamme de fruits et légumes zéro résidu « couvrant 100% des besoins des consommateurs ». Le distributeur entend ainsi commercialiser des produits dont « le seuil de détection réglementaire » de résidus de pesticides n’est pas atteint. Le programme démarre dès cette fin d’année avec une offre de clémentines et oranges espagnoles. Sur les agrumes, bien obligé d’aller voir à l’extérieur car la clémentine corse ne permet pas de « subvenir aux besoins des magasins au niveau national ». Mais l’élargissement de la gamme devrait se faire avec des producteurs français. Afin de les soutenir dans leur changement de pratiques vers une agriculture raisonnée, la marque leur proposera « des garanties de volumes d’achat et de prix ».

L’heure est à l’engagement des distributeurs auprès des agriculteurs. Qui dit mieux ? La course continue.

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