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Pesticides
Elisabeth Borne : Il faut « accompagner les transformations » mais « on est déterminés à sortir du glyphosate »

© France Inter

Le calendrier prévu de suppression du glyphosate aura un coût élevé pour les agriculteurs, estime un rapport parlementaire qui sera présenté à la presse ce mercredi.

Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire était l’invitée de « Questions politiques », ce dimanche 10 novembre sur France Inter. « Ce rapport est intéressant parce qu’il pointe que ce n’est pas en claquant dans les doigts qu’on sort du glyphosate. Il faut accompagner les transformations, proposer des substitutions, notamment du désherbage mécanique, » a déclaré la ministre. 

Un rapport parlementaire

La mission parlementaire chargée d'évaluer le plan de sortie du glyphosate - dont l'AFP a obtenu une copie du - juge « inconscient d'attendre le 31 décembre 2020 » pour savoir « quelles situations culturales » devront obligatoirement cesser d'utiliser l'herbicide le 1er janvier 2021 et lesquelles pourront bénéficier d'un délai. Agra rapporte que la « mission d'information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate », dirigée par les députés Jean-Luc Fugit (LREM) et Jean-Baptiste Moreau (LREM), demande que l'Inra et les instituts techniques agricoles précisent « au plus tard en juin 2020 » les situations « qui ne pourront supporter un arrêt du glyphosate le 1er janvier 2021 sans menacer la survie de l'exploitation ni son environnement ».

Le rapport demande donc à l'Etat de préciser rapidement les cultures qui « bénéficieront d'une dérogation » d'utilisation en 2021. Alors quelles cultures ? « Je ne vais pas vous répondre sur les cultures qui pourraient bénéficier d’une dérogation », a-t-elle répondu au journaliste Ali Baddou. « Ce sont des études qui sont en cours à l’Inra et à l’Anses » a justifié la ministre qui a cependant précisé : « On a des premières filières qui pourront le faire sans doute plus rapidement que d’autres ». 

Et de rappeler les propos du chef de l’Etat. « On souhaite avoir la première viticulture 0 glyphosate », c’est le Président Macron qui l’avait dit », rappelle-t-elle. « Ils sont vraiment en train d’agir pour que ce soit le cas ». 

Elle confirme encore : « on est déterminés à sortir du glyphosate (…) L’objectif, c’est bien de sortir de l’essentiel des usages au 1er janvier 2021 et de tous les usages en 2023. »

 

 

 

Lire aussi L'arrêt du glyphosate ? Pas si facile selon un rapport parlementaire

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