Viande ovine : les disponibilités se réduisent sur le marché européen

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Les abattages d'ovins ont baissé de 6 % en Irlande au premier semestre Crédits : © Virginie Pinson

L’Europe a exporté un peu plus de viande ovine, en a importé un peu moins, tandis que sa production baissait au premier semestre. Résultat, moins d’offre sur le marché communautaire. 

Les abattages européens d’ovins ont reculé de 1,3 % au premier semestre 2026, selon Eurostat. La baisse était notamment dans le premier producteur européen qu’est l’Espagne (-5 %), mais aussi chez le troisième, l’Irlande (-6 %) ainsi que chez le quatrième, la Grèce (-2 %). En revanche, les abattages d’agneaux ont progressé en France, n°2 communautaire (+3 %) et en Italie (-7 %).

Une baisse communautaire à relier à la hausse des coûts de production, la décapitalisation dans certains états membres et une population agricole vieillissante. Les contraintes climatiques et les maladies animales ont aussi freiné la production.

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Hausse des exportations européennes de viande ovine

L’Union européenne a exporté 19 400 tonnes équivalent carcasse (téc) de viande ovine entre janvier et juillet, c’est 17 % de plus qu’un an plus tôt. Près de la moitié de cette viande était destinée à l’Algérie, dont les achats ont augmenté de 12 % à 9 000 téc cette année. L’Algérie n’achetait pas de viande ovine européenne avant 2024. Selon AHDB, la croissance des achats algériens est liée à la hausse de la population, une demande de plus en plus forte pour l’aïd et une filière locale qui subit des baisses de production et des hausses de coûts. L’Algérie est, depuis deux ans, le premier marché export de la viande ovine européenne, devant le Royaume-Uni. 

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Tassement des importations européennes de viande ovine

Sur la même période, l’Union européenne a importé 96 500 téc de viande ovine, soit 3 % de moins que sur les 7 premiers mois de 2025. La Nouvelle-Zélande demeure le premier fournisseur de l’UE (45 800 téc, +1 %), tandis que les volumes en provenance du Royaume-Uni reculaient de 6 % et ceux en provenance d’Australie de 9 %. 

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Moins de viande ovine disponible dans l’UE

Plus d’exportation, moins d’importation et une production sous pression, le disponible consommable de viande ovine dans l’Union européenne a reculé de 1 % au premier semestre calculent les Britanniques d’AHDB. Une opportunité pour les exportations britanniques vers le continent, jugent-ils. Une tendance qui explique aussi la fermeté des prix européens, qui se situent actuellement 7 à 8 % au-dessus de leur niveau de l’an dernier, même date, selon Eurostat. A l’échelle française, Idele calcule que le disponible consommable de viande ovine recule de 2 % en un an, et se situe 17 % sous la moyenne 2015-2019.

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