Au 20 septembre 2026, la sécheresse qui perdure continue d’empêcher la reprise de la pousse de l’herbe dans l’hexagone, d’après le tableau de bord de suivi des prairies publié par Agreste le 29 septembre. Le déficit avec la période de référence continue de se creuser et atteint 40 %.
« Malgré quelques pluies fin août, la sécheresse des sols atteint un niveau exceptionnel et empêche toute reprise de pousse », souligne Agreste dans son tableau de bord de suivi du modèle Isop publié le 29 septembre. Au 20 septembre, l’indicateur de la pousse des prairies permanentes est inférieure de 40 % par rapport à la période de référence 1989-2018. Malgré certains orages localisés, il n’y pas eu de pluies « significatives » permettant une reprise de pousse de l’herbe.
Pour rappel, au 10 septembre, la pousse cumulée des prairies permanentes est inférieure de 39 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018.
À titre indicatif, 53 % de la production annuellede référence avait été réalisée au 20 septembre 2026, contre 88 % à la même date pour la période de référence.
Graphique : évolution de la production des prairies permanentes
Un déficit de pousse de l’herbe quasi-généralisé sur le territoire
Agreste note que sur le dernier mois, seuls le pourtour méditerranéen et le nord des Alpes ont une pousse « normale voire excédentaire ». Le déficit de pousse de l’herbe est quasi-généralisé sur le territoire, à cause de l’épisode inédit de sécheresse perdurant depuis plusieurs mois. Comme depuis le début de la campagne, seule la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) maintient une production considérée comme « normale » (indice compris entre 90 et 110). Le reste des régions a une production « fortement déficitaire » (indice inférieur à 75). « Dans les trois-quarts des prairies, l’herbe n’a pas poussé depuis plus de 3 mois », souligne Agreste.
Graphique : indicateur de rendement des prairies permanentes par région au 20 septembre 2026