Réservé aux abonnés

BIZET : Pour la première fois, en concours au Sommet

- - 3 min

Nouveau président de la section bizet au sein des Races ovines des massifs (OS Rom), le Cantalien Yannick Champaix se félicite de la participation en concours de la race au Sommet de l’élevage.

Race auvergnate

Éleveur de race bizet en Gaec avec son épouse Nadège, Yannick Champaix vient de prendre de nouvelles responsabilités au sein de l’Organisme de sélection des Races ovines de massif. L’OS Rom rassemble la bizet, la BMC, la grizette, la noire du Velay, la limousine et la rava. Cela fait suite à l’élection du nouveau bureau le mercredi 23 septembre. La bizet, dont l’éleveur d’Allanche est un inconditionnel, possède ses origines dans une zone comprise entre Brioude, Langeac, le nord de la Margeride, jusqu’au Lioran et Allanche. Elle représentait encore 50 % du cheptel ovin de ce territoire en 1945. Aujourd’hui menacée par son faible effectif, elle compte un peu moins de 4 000 brebis inscrites en sélection, réparties chez 14 éleveurs dans toute la France.  


Au Sommet


Cette année, le Sommet de l’élevage accueillera le premier concours national de la race. Huit éleveurs présenteront des animaux dans les sections agnelles, agnelles d’hiver, agnelles d’automne, brebis et béliers jeunes et âgés. “Il est important pour nous d’être présent à Cournon, non loin du berceau de race, pour faire découvrir la bizet, convaincre des éleveurs de ses qualités, insiste Yannick Champaix. Il va falloir convaincre pour monter de nouveaux élevages, qu’ils soient en sélection et que nous puissions la sortir des races menacées.” Montagnarde, la bizet est une race rustique avec d’excellentes qualités de marche, une aptitude à résister aux variations climatiques avec des facilités d’agnelage reconnues, de bonnes qualités bouchères et de production de laine pour un complément de valorisation.  Également, avec les évolutions climatiques et les risques croissants d’incendies, l’élevage ovin retrouve tout son intérêt pour le sylvo-pastoralisme et la mise en valeur des parcelles accidentées. 
 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Faire redécouvrir la viande ovine


“La bizet s’adapte très bien à toute les zones, de montagne ou de plaine, aux parcours extérieurs comme au maintien en bergerie, argumente Yannick Champaix. Elle peut venir en complément des troupeaux bovins pour la valorisation de l’herbe comme nous le faisons sur notre exploitation avec du pâturage tournant et cela évite de mettre tous les œufs dans le même panier avec des ventes d’animaux à différentes périodes.”  Le nerf de la guerre étant les débouchés, il faut savoir convaincre les consommateurs et le nouveau président veut s’engager sur ce terrain. Pour lui, la viande ovine a été boudée pendant un certain temps mais, aujourd’hui, “nous faisons en France un agneau de qualité, sous labels, qui n’a rien à voir avec ce que nous avons pu manger il y a quelques années. C’est en mesure de convaincre le consommateur mais, une fois encore, à nous de faire redécouvrir cette viande, de la faire apprécier notamment aux plus jeunes en la proposant dans les cantines”.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires