A quoi ressemble l'élevage ovin en Haute-Garonne ? Diversifié, il est présent dans les plaines comme dans les Pyrénées, et compte cinq races rustiques à petits effectifs.
Si l’on pense d’abord à Toulouse et ses grandes entreprises, la Haute-Garonne reste un département agricole, dont 25 % de la superficie est exploitée. Elle compte 5 579 exploitations, 50 000 ovins pour 250 éleveurs de plus de 50 brebis. « L’agriculture est très diversifiée avec une grosse partie destinée à la céréale en zone de plaine et périurbaine. Au nord, ce sont plutôt des céréaliers et éleveurs herbagers, avec des races bouchères ou prolifiques, et une production d’agneaux de bergerie. Dans les montagnes et le piémont, ce sont des brebis très rustiques qui valorisent les espaces pastoraux, produisant des agneaux légers ou sous IGP », détaille Aurélien Founau, conseiller agroécologie spécialisé dans la filière ovine au Conseil départemental de la Haute-Garonne.
Le territoire compte plusieurs signes de qualité. L’IGP agneau des Pyrénées regroupe 200 éleveurs et 2 800 agneaux par an, avec des troupeaux issus de races rustiques des Pyrénées, et un seul croisement boucher autorisé avec la race Montagne Noire. Ou encore, le Label rouge sélection des bergers, fort de 200 éleveurs et 7 500 agneaux par an, dont les boucheries toulousaines sont le premier débouché.
Des races rustiques des Pyrénées
Damien Cazaux, technicien à l’UPRA PC, a présenté les cinq races à petits effectifs qu’elle accompagne. La Montagne Noire, originaire du centre de l’Occitanie, compte 4 000 brebis en contrôle de performance ; la Castillonnaise, d’origine ariégeoise, en regroupe 5 000 avec des effectifs en hausse. La Barégeoise, originaire de la vallée de Barèges, sous AOP, compte 25 éleveurs et 4 000 brebis, en progression. La Lourdaise, originaire de Lourdes, a progressé de trois éleveurs suivis en 2010 à dix aujourd’hui et 1 700 brebis. Enfin, l’Aure et Campan avoisine les 2 000 brebis et a rejoint cette année les races menacées.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La Haute-Garonne dispose de deux abattoirs multiespèces prestataires de services, réunis en société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), à Boulogne-sur-Gesse et à Saint-Gaudens. Ce dernier, récemment rénové, abat en moyenne 8 000 tonnes par an, toutes espèces confondues, et est le seul abattoir habilité à préparer les agneaux sous IGP. « Nous avons du personnel spécialisé et formé pour maîtriser les démarches qualité », explique Éric Barnay, directeur des abattoirs du Comminges.