Un hiver au printemps

- - 2 min
Rapport à la normale du cumul mensuel des précipitations en mars 2021

L’agriculture française se souviendra longtemps de ce maudit printemps 2021. Les gelées nocturnes ont sévi pratiquement toutes les nuits entre le 7 et le 20 avril. Les températures sont tombées jusqu’à -15° C autour de 1000 mètres dans le Massif Central. Accompagnées en journée d’un vent de Nord-Est persistant, elles ont anéanti tout espoir d’une belle pousse de la végétation pour le début de printemps.

Ces conditions ont stoppé net la croissance de l’herbe d’autant qu’elles s’accompagnent d’une sécheresse de surface des sols qui, fin avril, devenait vraiment préoccupante. C’est la conséquence d’un mois de mars nettement déficitaire côté précipitations. « En mars, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 25 % sur la quasi-totalité du pays. Le déficit a le plus souvent été compris entre 40 et 80 % sur la moitié ouest. Il a dépassé 80 % sur la plaine du Roussillon.» indique Météo-France. « En moyenne sur le pays et sur le mois, le déficit a été proche de 50 %. Mars 2021 est ainsi le mois de mars le plus sec depuis 2012 »

Lire aussi : La réforme de la gestion du risque en agriculture passe par « un regain de solidarité nationale »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Météo France
Suivi
Suivre
sécheresse
Suivi
Suivre

Les débits des cours d'eau ont fortement diminué sur l’ensemble du territoire. Et surtout, la météo des trois premières semaines d’avril n’a fait qu’empirer cette situation.

Fin avril, la sécheresse de surface est désormais bien installée. Pour les détenteurs d’herbivores, elle devient particulièrement préoccupante dans la mesure où le niveau des fourrages en stock est quasi nul avec aussi bien des craintes sur les quantités de paille qui seront disponibles puisque tout comme l’herbe, les céréales sont également affectées dans bien des régions par le déficit hydrique. La météo de mai sera d’une importance cruciale pour les éleveurs d’herbivores.

Lire aussi : Semae : dix voies d’adaptation des systèmes fourragers au changement climatique

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires