Les marchés de gros peuvent être des acteurs majeurs du regroupement de l’offre biologique en un même lieu et facilitateur de la mise en relation entre l’offre et la demande. Quant à la grande distribution, elle tire toujours la croissance du marché et ambitionne de garder la main dans les années à venir. Et pour cela, le modèle n’est pas toujours simple à trouver.
Les acteurs de la bio veulent un changement dans l’attribution de la certification Haute Valeur Environnementale, estimée comme trompeuse pour les consommateurs. A l’occasion d’une conférence de presse organisé le 2 décembre par la Confédération Paysanne, Agir pour l’Environnement, France Nature Environnement et le Synabio, les quatres organismes ont dénoncé « l’illusion de transition agroécologique que constitue la certification HVE, Haute Valeur Environnementale ».
En 2017, seuls 3 % des produits servis en restauration collective étaient issus de l’agriculture biologique, bien loin des 20 % voulus par la loi Alimentation à l’horizon 2022. Pour autant, la restauration collective s’organise pour répondre à cet objectif ambitieux. Les efforts pour développer l’offre en produits biologiques sont là, comme le montrent la croissance du réseau Manger Bio ici et maintenant, de la plateforme Auvergne bio distribution ou encore de l’outil de mise en relation des fournisseurs de produits locaux Agrilocal.
La seconde campagne de production de sucre de betteraves bio s’achève à la sucrerie de Corbeilles-en-Gâtinais. Le groupe Cristal Union garde l’objectif de développer cette filière, et notamment en Alsace.
Après avoir été à la traîne, les grandes cultures s’engagent de plus en plus massivement sur ce marché. L’écart entre la demande et la collecte est désormais résorbé en blé. Des structures de plusieurs centaines d’hectares franchissent le pas, parfois en convertissant toute la surface d’un seul coup. Longtemps confinées aux zones de moindre potentiel, ces conversions concernent maintenant les grands bassins céréaliers à haut rendement. Cette nouvelle donne soulève des questions, auxquelles ce dossier apporte un éclairage.
Benoît Soury, directeur marché bio du groupe Carrefour, revendique un engagement fort de l’enseigne dans la construction de filières biologiques françaises. Moyen efficace de conserver sa place de leader de la distribution de produits bio, estime l’enseigne.
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Face à l’engouement des consommateurs pour le bio, la grande distribution veut conserver sa place de leader du marché. Mais selon Nielsen, attention à la saturation de l’offre en hypermarchés.
La protéine végétale bio dans l’alimentation des monogastriques était un des sujets de la journée inter-filières, qui s’est déroulée en numérique le 9 décembre 2020. Il y a été notamment question de l’objectif du 100 % bio à atteindre dans l’alimentation des élevages au 1er janvier 2022 et des approvisionnements origine France.
Jérémie Becciu, directeur du Min de Châteaurenard-Provence, explique les contours du projet d’installation d’un pôle bio dans le futur Grand Marché de Provence, au sein duquel Biocoop a déjà sa plateforme.
Au départ, il y avait une demande du marché d’intérêt national (Min) de Bordeaux pour ramener des producteurs sur le carreau. À la fin, il y a une société coopérative qui fait feu de tout bois, au Min et ailleurs.